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mercredi 15 décembre 2010

"Philoctète" de Sophocle

Lecture achevée le 4 novembre 2010

Ulysse et Néoptolème, fils du divin Achille, se trouvent à l’ouverture d’une grotte située à l’extrémité d’un cap rocheux. C’est ici que vit Philoctète, mis à l’écart depuis dix ans par l’armée grecque. Les chefs ne supportaient plus ses pauvres gémissement de douleurs causés par son pied atteint de gangrène. La présence de nos deux héros en ces lieux est dictée par la prophétie du devin Hélénos : Troie ne tombera que sous les armes de Philoctète, héritées d’Héraclès lui-même. Il faut donc arriver à le convaincre, par la ruse car la force n’aboutira pas, à reprendre les armes aux côtés des grecs malgré le misérable exil qu’ils lui ont infligé pendant toutes ces années. Ulysse confie cette difficile mission au jeune Néoptolème. Ce dernier part à la rencontre de l’homme devenu presque sauvage, mais malgré de nombreuses discussions habiles il n’arrive pas à convaincre de revenir à Troie. Il parvient cependant à gagner sa confiance en lui faisant croire qu’il le ramènera auprès des siens, et lui demande alors à voir ses précieuses armes. Au moment où il s’en empare, Philoctète se rend compte de la manœuvre mais il est trop tard. Néoptolème, triomphant au terme de sa mission, tient maintenant les illustres armes, et s’apprête à rejoindre Ulysse au moment où il est pris de remord pour ce pauvre Philoctète. Après quelques hésitations, il décide finalement de lui les rendre contre le gré d’Ulysse qui les a rejoint entre temps. C’est alors qu’Héraclès lui-même quitte le céleste séjour et leur apparaît au dessus de la falaise. Il explique à Philoctète qu’une gloire immortelle l’attend. La terrible douleur qu’il subit depuis si longtemps va disparaître, et c’est à lui que reviendra l’honneur de prendre Troie en faisant tomber le prince Pâris sous ses flèches. Ne pouvant se permettre d’être rebelle à cette voix, le rideau se referme sur Philoctète suivant Ulysse et Néoptolème en direction de la plaine de Troie.

A nouveau cette tragédie est intéressante car elle nous en apprend plus sur la guerre de Troie. On y retrouve le grand Héraclès, décédé auparavant dans des conditions terribles comme décrit dans Les Trachiniennes. On se prend également de pitié pour ce pauvre Philoctète qui souffre le martyr mais reste néanmoins digne devant le divin Ulysse et son jeune ami. Cette tragédie est joliment conçue et superbement écrite comme à l’habitude de son auteur.

J’arrive au terme de mon voyage avec Sophocle, après avoir lu la majorité des pièces qu’il a écrites. C’est la fabuleuse histoire d’Œdipe qui m’a le plus touchée (Œdipe Roi, Antigone, Œdipe à Colone). En racontant l’histoire terrible de ce grand roi de Thèbes, Sophocle est à l’origine de nombreux ouvrages anciens et contemporains qui on largement bercés mes presque deux dernières années de lecture, avec dans le désordre Jean Anouilh, Jean Cocteau, Bertolt Brecht, Joël Jouanneau, Jean Cassabois, Dan Simmons et pour finir le tout grand Henry Bauchau. Merci à Sophocle pour cette belle aventure.

vendredi 5 novembre 2010

"Electre" de Sophocle

Lecture achevée le 1er novembre 2010

Oreste a un plan pour venger son père, le grand Agamemnon, lâchement tué par l’amant de son épouse et son épouse elle-même, Egisthe et Clytemnestre, à son retour d’Ilion. Il leur fait parvenir au palais la nouvelle de sa mort accidentelle, afin qu’ils baissent leur garde et se sentent rassurés. Sa mère reçoit le message la première, ainsi que sa sœur Electre restée au palais. Cette dernière est dévastée, car elle espérait depuis longtemps le retour de son frère pour mettre fin à la douleur de voir ce couple d’assassins sur le trône de leur illustre père. Sa mère Clytemnestre, par contre, réagit de la manière escomptée, comme délivrée du poids de représailles éventuelles de la part de son fils. Une fois le message répandu, Oreste se rend au palais. Pour ne pas éveiller de soupçons, il se présente comme celui qui vient rapporter les cendres d’Oreste dans une urne funéraire. A sa sœur Electre uniquement il révèle discrètement sa véritable identité, ce qui la comble de bonheur car elle comprend que le châtiment ne tardera plus. Certaine de la mort de son fils, Clytemnestre fait entrer Oreste sans se méfier. Ce n’est qu’une fois à l’abris des regards qu’il lui révèle qui il est, juste avant de la frapper mortellement. Egisthe arrive ensuite au palais et demande après ces visiteurs qui viennent annoncer la mort du fils d’Agamemnon. Oreste lui-même le reçoit, et lui met sous les yeux le cadavre de sa mère avant de le frapper à son tour pour mettre un point final à sa terrible vengeance.

Cette tragédie nous en apprend plus sur la fin du puissant Agamemnon, roi de Mycènes et meneur de toutes les armées grecques lors de l’illustre guerre de Troie, et de ce qui s’en suivit en son royaume. Oreste également, que j’ai d’abord connu sous un jour plus romantique dans la célèbre pièce Andromaque, découvre ici un nouvel aspect de sa personnalité. A cela près, je dois avouer que je n’ai pas trouvé grand intérêt à lire cette pièce. Elle manque de mouvement et est trop prévisible, jusqu’à la dernière page j’espérais en vain qu’il se passe quelque chose d’un peu inattendu. C’est dommage. Je passerai donc à la suivante.

dimanche 5 septembre 2010

"Les Trachiniennes" de Sophocle

Lecture achevée le 1er septembre 2010

Un messager arrive en courant auprès de la Reine Déjanire. La bonne nouvelle arrive enfin. Son époux Héraclès, fils de Zeus, reparaîtra très bientôt triomphant de ses combats après une longue absence. Son dernier exploit est la destruction de la ville d’Eurytos, certainement pour une noble cause selon la Reine. Elle apprend toutefois quelques instants plus tard la vraie raison de cette dernière bataille. Héraclès s’est en fait épris de la fille du Roi d’Eurytos, la belle Iole, mais ce dernier lui refusant sa main, il s’est servi d’un vague prétexte pour tuer le père et mettre sa ville à feux et à sang. La belle Iole fait partie des captives qu’il lui ramène en cadeau. Déjanire n’en montre rien mais est effrayée par le fait que son époux pourrait se détourner d’elle, et pour s’assurer que ça n’arrive pas elle lui renvoie le messager avec un cadeau fait de sa main. Il s’agit d’une tunique qu’elle a imprégnée d’un charme qui lui garantira le cœur de son homme. Ce charme lui vient du vieux Centaure que son époux a abattu quelques années auparavant... mais il s’agit en réalité d’une ruse de son ennemi, un poison mortel. Le vêtement à peine porté par Héraclès, il se resserre sur lui de sorte que nul ne puisse l’en défaire, et commence à lui infliger des douleurs abominables. Apprenant ce qu'elle a fait malgré elle, la Reine ne peut porter le poids de sa culpabilité et se transperce d’un poignard. Héraclès, paralysé par le vêtement et souffrant le martyr, demande à son tour que l’on mette fin à ses jours.

Fatale tragédie à nouveau, toujours dans le plus pur style d’écriture de Sophocle. Cette pièce s’enchaîne efficacement, elle nous tient en haleine et permet également d’en apprendre plus sur le fils improbable de Zeus et Alcmène. J’ai bien apprécié la lecture de cette œuvre, sans toutefois qu’il s’agisse d’une révélation.

dimanche 2 mai 2010

"Ajax" de Sophocle

Lecture achevée le 29 avril 2010

En pleine nuit, le grand guerrier Ajax revient du campement de ses ennemis les Argiens. Il est fier, car après un terrible combat il a terrassé à lui tout seul des dizaines d’hommes, en ce compris plusieurs chefs. Il revient avec quelques ennemis ligotés, qu’il entreprend de torturer pour leur faire entendre sa puissance et sa colère. C’est alors qu’il se rend progressivement compte de sa méprise. Ce ne sont que des animaux, des bœufs et des chèvres. Croyant s’attaquer à leur armée, il n’a fait que décimer le gibier de ses ennemis. C’est la déesse Athena, irritée par l’arrogance du guerrier, qui est l’auteur de cette illusion et de cette crise de folie. De retour à la réalité et prenant pleinement conscience de ce qu’il a fait, Ajax entre dans une grande tourmente et conclu finalement qu’il n’a plus le choix. Après s’être isolé de ses proches, il se jette sur sa propre épée en invoquant les dieux. C’est son frère Teucros qui découvre le corps sans vie d’Ajax. Désolé de cette triste histoire, il entend bien rendre honneur à son frère pour tous ses hauts faits en organisant des funérailles dignes du guerrier qu’il était. Mais c’est sans compter sur leurs ennemis Ménélas et Agamemnon qui passaient par là. Ils tentent de forcer Teucros à laisser sur place la dépouille d’Ajax, sans sépulture et en proie aux oiseaux, en invoquant tout le mal qu’il leur a fait. Ulysse entre alors en scène pour régler ce différent. Le mal qu’il leur a fait ne représente que la grandeur de cet ennemi qui mérite d’être honoré pour cela. Teucros peut donc procéder aux rites pour accompagner son frère sur le chemin de l’enfer.

Cette pièce nous en apprend plus sur l'un des héros de la grande guerre de Troie. Cependant, même si j’aime beaucoup ce contexte de la mythologie grecque, je ne peux pas dire que j’ai pris tellement de plaisir à la lire malheureusement. Elle m’a semblée trop longue pour raconter si peu de choses. Elle manque de dynamisme à mon goût.

samedi 17 avril 2010

"Oedipe à Colone" de Sophocle

Lecture achevée le 12 avril 2010

La malédiction s’est abattue sur Œdipe. Ne pouvant plus soutenir aucun regard, il se crève les yeux et s’exile de sa terre natale (Œdipe Roi de Sophocle). Sa fille Antigone le suit alors à travers un long périple parsemé d’épreuves et de défis, de peurs et de souffrances, dix ans d’errance qui les mènent finalement à Colone (Œdipe sur la route de Henry Bauchau).
Cette pièce de Sophocle s’ouvre sur l’arrivée du père aveugle et de sa fille à Colone. Œdipe sait que c’est la fin de son parcours, qu’il n’en a plus pour très longtemps. Il demande à voir celui qui règne sur ce pays, le prince Thésée, et lui demande humblement sa protection contre ceux qui tenteront de s’emparer de lui. Thésée ne comprend pas tout mais accepte noblement, et Œdipe lui promet de lui être reconnaissant jusqu’après sa mort.
Ismène apparaît alors. Elle a fait le chemin depuis Thèbes pour revoir son père. Elle lui apprend la guerre qui a éclatée entre ses deux frères, ainsi que l’Oracle qui dit aux gens de Thèbes que d’Œdipe dépend leur salut. Ils tenteront donc bien de venir le chercher.
Mais il est trop tard. Œdipe entend les dieux qui approchent. Il est temps pour lui d’achever définitivement son voyage.
Créon est le premier qui tente de le ramener à Thèbes par la force, mais il est repoussé par les hommes de Thésée. Ensuite c’est Polynice, son premier fils, qui essaye à son tour d’obtenir ses faveurs. Œdipe le chasse sans ménagement, l’accusant d’être de ceux qui l’ont banni de son pays il y a déjà tant d’années.
Son heure est maintenant arrivée. Le tonnerre gronde et les signes sont clairs. Œdipe est prêt. Après avoir dit adieu ses filles, il s’éloigne avec Thésée sur la terre sacrée. Un instant plus tard il a disparu, emporté par un envoyé de dieu, après avoir confié à Thésée le trésor inestimable qui gardera son pays à l’abri des ravages pour des siècles. Ne pas abandonner ses filles et ne pas oublier qui fut Œdipe, c’est tout ce qu’il lui demande en échange.

Sophocle a écrit cette pièce peu avant sa mort, vers 405 avant J.-C.. Elle met en scène les derniers instants de vie d’Œdipe, ainsi que sa mort quelque peu surnaturelle. On dit que la terre a tremblée et s’est ouverte doucement pour le recevoir sans violence ni douleur, en présence de Thésée, qui seul a le secret du genre de sa mort et du lieu de son tombeau. Ce mystère renforce encore le mythe, qui fait d’Œdipe le personnage de légende que l’on connaît.

dimanche 11 avril 2010

"Antigone" de Sophocle

Lecture achevée le 8 avril 2010

Les deux frères d’Antigone, Etéocle et Polynice, sont morts au combat, chacun tombé sous les coups de l’autre. Créon a repris le trône de Thèbes. Considérant Etéocle comme défenseur de la ville et Polynice comme un traître, il accorde au premier les funérailles traditionnelles, mais les refuse au second, qu’il ordonne de laisser sans tombeau ni sépulture, pâture et jouet des oiseaux et des chiens.
Antigone ne peut accepter cela. Polynice est son frère, et il faut qu’elle honore sa mort même contre le gré du nouveau roi. Elle enseveli donc discrètement son frère défunt, mais est ensuite capturée et amenée devant Créon. Il est furieux de voir sa volonté bafouée, et la condamne à mort pour cela. Hémon, son fils, tente de le dissuader de toutes ses forces. Il aime Antigone. Malheureusement rien n’y fait.
Antigone est enfermée au fond d’un souterrain creusé dans le rocher, destinée à mourir seule à l’abri des regards.
Le roi consulte alors son conseiller Tirésias. Ce dernier le met en garde contre cet agissement, effrayé par les malheurs qui pourraient s’abattre sur lui pour avoir condamné une fille qui ne voulait que le bien. Créon rejette d’abord ses propos, mais Tirésias est convaincant et il décide finalement de libérer Antigone sur le champ.
Il arrive malheureusement trop tard. Une fois le souterrain ré-ouvert, il constate qu’Antigone n’est plus et que, devant cette tragédie, Hémon n’a pas eu la force de continuer à vivre non plus.
Créon est dévasté, et ne comprend toute l’ampleur du malheur qui s’abat sur lui qu’à son retour au palais où il apprend que sa femme Eurycide s’est également tranchée la gorge en apprenant la mort de son fils.

Antigone, écrite vers 440 avant J.-C., est sans doute la tragédie grecque la plus célèbre et la plus achevée. C’est la pièce qui représente le tragique de la condition humaine de la façon la plus saisissante.
Considérée comme une référence, cette pièce est reprise de multiples fois à travers l’Histoire et encore au siècle dernier avec Jean Cocteau en 1922, Jean Anouilh en 1944, Bertolt Brecht en 1948, et Henry Bauchau (roman) en 1997. Antigone reste donc bien vivante et actuelle, comme nous le rappelle Hannah dans cette autre magnifique adaptation pour l’opéra de Bauchau La lumière Antigone.

lundi 5 avril 2010

"Oedipe Roi" de Sophocle

Lecture achevée le 2 avril 2010

Une terrible malédiction pèse sur Œdipe: il est dit qu’il s’accouplera avec sa mère, engendrera une lignée abominable, et sera l’assassin de celui dont il est né.
Effrayés par cette monstrueuse prophétie, le roi de Thèbes Laïos et la reine Jocaste demandent à un serviteur de supprimer leur fils dès sa naissance. Le serviteur l’emmène, mais pris de pitié il ne se résous pas à lui prendre la vie et le remet à un berger qui le remet ensuite à Polybe, roi de Corinthe, qui s’en prend d’affection et l’élève comme son fils.
Œdipe grandit dans la crainte chaque jour de voir la prophétie se réaliser. Afin d’éviter tout risque de porter atteinte à ceux qu’il croit être ses parents Polybe et sa femme, il s’éloigne le plus possible de Corinthe. Arrivé à l’âge adulte, il trouve la solution au chant de la Sphinx et cette circonstance héroïque lui vaut de se retrouver sur le trône de Thèbes et de prendre pour épouse la reine Jocaste, veuve de Laïos tué lors d’un voyage quelques années auparavant.
Une grande épidémie s’abat alors sur Thèbes.
Créon, frère de Jocaste, reçoit le remède à ce fléau de la voix du dieu Apollon : il faut punir le meurtre de Laïos. Il se met donc en quête de l’assassin, soutenu par Œdipe prêt à tout pour enrayer l’épidémie qui décime son royaume.
Afin de trouver le meurtrier, Créon fait venir Messire Tirésias, réputé pour voir tout ce que sait voir le dieu. Après un moment d’effroi devant Œdipe à l’idée de ce qu’il va révéler, Tirésias parle. Œdipe lui-même est celui qui a tué Laïos.
Le roi rejette violemment cette insulte et chasse Tirésias, qui remet également en doute la lignée corinthienne dont il est issu. Œdipe accuse Créon d’avoir arrangé cette humiliation afin de s’emparer de la couronne.
Jocaste entre alors en scène. Elle raconte les circonstances de la mort de Laïos, et Œdipe commence à trembler car il se rend compte qu’il a effectivement tué un homme de la même manière quelques années auparavant. Il reste un témoin de ce crime, et Œdipe l’envoie chercher sur le champ afin de le confronter et de mettre fin à ses doutes.
C’est alors qu’arrive un messager portant une triste nouvelle: la mort de Polybe. Il apparaît que cet homme porteur du message n’est autre que le serviteur qui fut chargé autrefois de supprimer l’enfant maudit, et par une suite de discussions il révèle qu’Œdipe n’est pas le fils de Polybe mais bien celui de Jocaste et Laïos. Il s’est donc bien accouplé avec sa mère comme le prédisait la prophétie.
Œdipe est effondré et Jocaste le supplie de ne pas aller plus loin dans l’enquête, mais c’est impossible de s’arrêter là. Elle se retire avec déchirement et se cloître dans leur chambre conjugale.
Le témoin de la mort de Laïos arrive enfin et confirme ce qu’ils craignaient tous. Œdipe est bien celui qui a tué son père. La malédiction s’est réalisée en tous points.
Œdipe est anéanti et s'en retourne au palais. Il est alors achevé par la découverte du suicide de son épouse, pendue dans leur chambre conjugale. Devenant à moitié fou, Œdipe arrache les agrafes d’or qui ornent les vêtements de Jocaste et se les plante à de multiple reprises dans les orbites, se précipitant dans la nuit noire de l’enfer pour l’éternité.

Œdipe Roi, représenté pour la première fois vers 430 avant J.-C., est, avec Antigone, la plus célèbre et la plus admirée des tragédies antiques. J’ai dévoré ce livre d’une construction dramatique et d’une harmonie parfaite, et également d’une étonnante accessibilité. Je l’ai d’autant plus apprécié qu’il est également le point de départ du roman initiatique Œdipe sur la route de l’auteur contemporain Henry Bauchau dont j’admire tellement l’œuvre. Il permet d’en comprendre le contexte en profondeur et de s’immerger au plus profond de ce voyage formidable au cœur de la mythologie grecque.