dimanche 5 septembre 2010

"Les Trachiniennes" de Sophocle

Lecture achevée le 1er septembre 2010

Un messager arrive en courant auprès de la Reine Déjanire. La bonne nouvelle arrive enfin. Son époux Héraclès, fils de Zeus, reparaîtra très bientôt triomphant de ses combats après une longue absence. Son dernier exploit est la destruction de la ville d’Eurytos, certainement pour une noble cause selon la Reine. Elle apprend toutefois quelques instants plus tard la vraie raison de cette dernière bataille. Héraclès s’est en fait épris de la fille du Roi d’Eurytos, la belle Iole, mais ce dernier lui refusant sa main, il s’est servi d’un vague prétexte pour tuer le père et mettre sa ville à feux et à sang. La belle Iole fait partie des captives qu’il lui ramène en cadeau. Déjanire n’en montre rien mais est effrayée par le fait que son époux pourrait se détourner d’elle, et pour s’assurer que ça n’arrive pas elle lui renvoie le messager avec un cadeau fait de sa main. Il s’agit d’une tunique qu’elle a imprégnée d’un charme qui lui garantira le cœur de son homme. Ce charme lui vient du vieux Centaure que son époux a abattu quelques années auparavant... mais il s’agit en réalité d’une ruse de son ennemi, un poison mortel. Le vêtement à peine porté par Héraclès, il se resserre sur lui de sorte que nul ne puisse l’en défaire, et commence à lui infliger des douleurs abominables. Apprenant ce qu'elle a fait malgré elle, la Reine ne peut porter le poids de sa culpabilité et se transperce d’un poignard. Héraclès, paralysé par le vêtement et souffrant le martyr, demande à son tour que l’on mette fin à ses jours.

Fatale tragédie à nouveau, toujours dans le plus pur style d’écriture de Sophocle. Cette pièce s’enchaîne efficacement, elle nous tient en haleine et permet également d’en apprendre plus sur le fils improbable de Zeus et Alcmène. J’ai bien apprécié la lecture de cette œuvre, sans toutefois qu’il s’agisse d’une révélation.

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