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samedi 24 avril 2010

"Antigone" et "Les mariés de la Tour Eiffel" de Jean Cocteau

Lecture achevée le 21 avril 2010

Antigone ne peut supporter de laisser son frère Polynice sans sépulture, et décide de l’honorer malgré les ordres de Créon. Prise sur le fait, elle est capturée et amenée devant le roi qui ne peut accepter cet affront même de la part de sa nièce, et la condamne à mort. Son fiancé Hémon, fils de Créon, ne peut survivre à son décès et se donne également la mort, qui est suivie peu après par le suicide de sa mère, la femme de Créon, qui n’a plus la force non plus d’affronter la vie suite à cette tragédie. Créon se retrouve donc seul et sombre dans la folie.
Jean Cocteau signe là en 1922 une interprétation de la pièce Antigone de Sophocle sans grand intérêt je trouve, car n’apportant rien de plus que le texte d’origine. Pratiquement sans aucune touche personnelle, il s’agit à peu près d’un résumé de la pièce de Sophocle écrite de manière un peu plus moderne. Je lui préfère largement l’interprétation que Jean Anouilh écrira quelques années plus tard, bourrée d’originalité et d’un décalage surprenant.
Dans un registre complètement différent, Les mariés de la Tour Eiffel est une pièce que j’ai du mal à résumer tant elle est déconcertante et loufoque. Il s’agit en quelques mots d’une noce bourgeoise qui évolue sur la première plate-forme de la Tour Eiffel, photographiée par une sorte d’appareil photo dont sortent une série de personnages et animaux improbables, et dont l’action est commentée par deux phonographes.

Certains vous diront qu’il s’agit d’une bouffonnerie ayant pour objectif d’exprimer toute la déconcertante poésie du banal (c’est ce que je lis au dos du livre). Pour ma part je dirais tout simplement que je n’y ai rien compris, ou plutôt que je n’y ai absolument rien trouvé d’intéressant tant cette pièce est aux antipodes de la littérature que j’affectionne.
Jean Cocteau est donc loin d’être une révélation pour moi à travers ce bouquin.