vendredi 29 octobre 2010

"Iliade" de Homère

Lecture achevée le 28 octobre 2010

La guerre de Troie fait rage. Chaque jour des centaines de braves s’effondrent dans la poussière. L’armée du grand roi Priam, menée par son fils Hector, défend de toutes ses forces la ville de Troie, assaillie par des milliers d’Achéens conduits par le roi Agamemnon et ses illustres chefs Ulysse, Ajax ou Ménélas. Le plus fort d’entre eux est sans aucun doute Achille, guerrier absolu né des dieux. Toutefois, alors qu’il serait d’une aide inestimable sur le champ de bataille, ce dernier reste depuis des semaines au campement avec ses hommes suite à un différent avec Agamemnon au sujet d’une captive qui lui revenait de droit. Ce n’est qu’après avoir vu son camp subir d’immenses pertes, et surtout suite à la mort de son compagnon Patrocle sous l’épée du puissant Hector lui-même, qu’Achille se décide enfin à reprendre le combat. Sa présence rend espoir aux Achéens qui se redressent devant leur ennemi et le font reculer jusqu’au triomphe final : la victoire d’Achille sur Hector. Le peuple Troyen est abattu, et leur immense tristesse est multipliée par l’attitude indigne d’Achille qui les prive de la dépouille du prince dans une cruelle humiliation. Le roi Priam, soutenu par les dieux, se mettra lui-même aux pieds du tueur de son fils pour obtenir de pouvoir lui rendre une sépulture. Les funérailles d’Hector dureront onze jours selon les rites anciens.

Que dire de cette œuvre illustre ? Bien sûr elle est magnifiquement écrite. Les personnages sont resplendissants et l’éclat de leurs combats est impressionnant. Chaque moment de lecture nous transporte dans la plaine de Troie où se mêlent sang et poussière. Le sol ne cesse de trembler sous le fracas assourdissant de ces dizaines de milliers d’hommes qui s’entretuent. La présence des dieux est également incontournable. Chacun des immortels a le désir de voir triompher son camp favori, et descend régulièrement parmi les hommes pour prêter main forte à leurs guerriers préférés et ainsi influencer l’issue fatale du combat. Zeus lui-même, le dieu suprême cent fois plus puissant que tous les habitants de l’Olympe réunis, penche en faveur des Troyens, et c’est en usant de charmes malicieux que sa compagne Héré parvient à détourner son attention pour de renforcer les lignes Argiennes. Le cours de la guerre nous nargue en changeant de direction plusieurs fois, jusqu’à la mort malheureuse du divin Hector.

J’ai apprécié cette œuvre dans l’ensemble, mais j’apprécie également de l’avoir terminée! Je l’ai trouvée fort lourde et parfois monotone. J'ai eu le sentiment que presque chaque guerrier nous a été présenté. Bien sûr cela donne du relief et de la noblesse au récit car Homère le fait avec grandeur, mais cela le rend également très long vu le nombre de courageux qui s’affrontent. Bien qu’elle ne manque pas d’action non plus, la succession de batailles se fait de manière trop linéaire et attendue pour retenir le lecteur en halène pendant tant de chants, selon moi. J’ai nettement préféré l’Odyssée, pleine de magie et de rebondissements.
J’ai également appris en tournant la dernière page de ce livre que le récit d’Homère s’achève sur les funérailles d’Hector. Le prise de la ville grâce au Cheval de Troie, que survole à peine Homère dans l’Odyssée, est en fait décrite plus tard par Virgile dans l’Enéide mais ne fait pas partie de l’œuvre du maître.

1 commentaire:

Céline a dit…

La fin de L'Iliade m'a aussi beaucoup surprise : je m'attendais vraiment à lire l'histoire du cheval de Troie, et pas du tout que ça se termine en queue de poisson de cette manière !
En revanche, c'est une histoire que j'ai trouvée à la fois héroïque et touchante : quand Priam et Achille pleurent ensemble sur leurs morts, par exemple... mmmm, j'en frissonne encore.