mardi 20 novembre 2018

"Albert Frère" de José-Alain Fralon


Lecture achevée le 20 novembre 2018

Après Marc Zuckerberg, l'impressionnant Elon Musk, le non moins impressionnant Emmanuel Macron (dans un tout autre registre évidemment) et l'extraterrestre Donald Trump, c'est le milliardaire belge Albert Frère que j'ai eu envie d'un peu mieux connaître.

Ce génie des affaires, le seul belge (Carolo s'il vous plaît!) repris dans la liste des personnes les plus riches du monde établie par le célèbre magazine Forbes, est parti de presque rien et possède aujourd'hui un empire.

Même si le livre date un peu, cette lecture était très intéressante.

mardi 24 juillet 2018

"Le dernier verre" de Dr. Olivier Ameisen


Lecture achevée le 24 juillet 2018

Pour ne rien vous cacher, le fléau de l'alcoolisme touche plusieurs personnes autour de moi.

Ce livre m'a permis de mieux comprendre ce qu'est cette maladie, de mieux comprendre ceux qui en souffrent.

C'était très instructif.

dimanche 6 mai 2018

"La révolution Trump" de Drieu Godefridi


Lecture achevée le 6 mai 2018

Après la France et son nouveau Président que l'on ne voyait pas venir, voilà que les Etats-Unis font à leur tour un choix défiant tous les pronostics. Le bon choix, peut-être? En tous cas le choix est culotté. Il y a largement de quoi le critiquer, personne ne le nie. Sur la forme en tous cas. Mais sur le fond, ne fait-il pas que mettre en oeuvre le programme sur base duquel le peuple l'a élu?

En tous cas, il y va fort. Non seulement il s'applique à défaire un bon nombre de changements que le trop Européen Obama avait mis en place, mais il va encore beaucoup plus loin en imposant ses décisions tamponnées America First au monde entier. Et si quelqu'un se plaint, il n'hésite pas à rappeler que les Etats-Unis restent de loin la plus grande puissance (militaire, économique, financière) et qu'il ne fait pas bon de s'y opposer.

J'ai combiné la lecture de ce petit livre, indéniablement pro-Trump et traitant uniquement des premiers mois de son mandat, avec le visionnage de la série Trump: Un rêve américan sur Netflix qui retrace son histoire et dépeint l'homme de façon beaucoup plus objective.

On en dira ce qu'on en veut, Donald Trump reste un homme hors du commun qui a connu beaucoup d'échecs mais aussi énormément de fulgurantes réussites. Il est aujourd'hui Président des Etats-Unis d'Amérique, rien que ça.

lundi 23 avril 2018

"Révolution" de Emmanuel Macron


Lecture achevée le 23 avril 2018

Cet homme est impressionnant, son parcours, sa ténacité, son intelligence, sa vision. Je partage avec lui un bon nombre d'idées sur un bon nombre de sujets. Bravo la France, d'avoir élu cet homme.

dimanche 18 février 2018

"Emmanuel Macron, un jeune homme si parfait" de Anne Fulda


Lecture achevée le 18 février 2018

Intéressant, mais pas vraiment ce que je recherchais. Par contre l'auteur m'a donné envie de lire Révolution de Macron lui-même, auquel il fait de nombreuses références.

vendredi 19 janvier 2018

"Elon Musk: Tesla, Paypal, SpaceX : l'entrepreneur qui va changer le monde" de Ashlee Vance


Lecture achevée le 19 janvier 2018

Très intéressant, inspirant.

samedi 4 novembre 2017

"11 choses que Mark Zuckerberg fait autrement" de Olivier Schmouker

Lecture achevée le 4 novembre 2017

Pas terrible, honnêtement.

lundi 31 juillet 2017

"Saison brune" de Philippe Squarzoni

Lecture achevée le 30 juillet 2017

En 3 mots, ce livre nous explique le réchauffement climatique qui nous attend, ses causes et ses conséquences.

Il nous dit qu'on va droit dans la mur. Il est déjà trop tard pour l'éviter. Le réchauffement climatique est en marche, et on ne pourra pas l'arrêter. Ses conséquences seront terribles.

Quoi qu'on fasse, on évitera plus le mur. Cependant il n'est pas encore trop tard pour limiter les dégâts. On peut encore changer notre mode de vie afin de préserver  notre planète et atténuer fortement le choc.

Mais on ne le fera pas.

Parce qu'il faudrait le faire collectivement. Il faudrait penser collectivement. Il faudrait retrouver le sens du destin collectif. Comme le dit l'auteur en page 444, on ne pourra pas faire ce changement de mode de vie si on reste dans la même mentalité individualiste. Ce n'est possible que si on retrouve un sentiment de la communauté, de l'intérêt commun. Et ça, c'est aux antipodes du capitalisme.

L'auteur aurait voulu terminer ce livre sur une note positive. Il ne s'en cache pas. Mais il n'en a trouvé aucune. On fonce dans le mur à toute vitesse, sans "rien" faire pour l'éviter. Parce que la crise climatique est encore trop lointaine pour que l'on renonce aujourd'hui à ce qui constitue notre bien-être matériel. Parce qu'il y a trop d'intérêts économiques en jeu.

Bien entendu nos ferons cette transformation un jour. Parce que nous aurons atteint les limites de nos ressources naturelles. Ou parce que le réchauffement aura soudain franchi un seuil, et qu'une cassure climatique brutale nous frappera de plein fouet.
Mais nous accomplirons ce changement dans de mauvaises conditions. Contraints et forcés par les circonstances. Et bien trop tard.
Au moment où on se décidera à agir, confrontés à l'évidence, il nous restera encore plusieurs décennies de bouleversements climatiques à endurer, en raison des émissions des 30 années précédentes, dont tous les impacts ne se manifesteront qu'avec retard.

Ce livre m'a fait réfléchir, un peu. C'est probablement ce que mon ami Jean-François Delvaulx, adepte du retour aux choses essentielles, se disait en me le proposant le mois dernier.

Mais au final je suis comme la plupart des gens, un mouton dans le troupeau. J'ai refermé ce livre, et puis j'ai pensé que si je gagnais encore un peu d'argent je pourrais m'acheter cette voiture de 500 chevaux dont je rêve.

jeudi 22 juin 2017

"Les robots" de Isaac Asimov

Lecture achevée le 22 juin 2017

Boaf.

J'écrivais dans mon précédent billet que j'avais envie de me replonger dans le premier livre d'Asimov que j'ai lu il y a plus de 20 ans (et qui m'a donné envie de lire toute son oeuvre par la suite). Voilà c'est fait. Et bien sûr, comme je pouvais m'y attendre, j'ai moins accroché qu'il y a 20 ans. Ce n'était plus une découverte pour moi. Et même si ça l'avait été, mes goûts ont probablement évolués aussi depuis tout ce temps.

Mais justement, hier mon ami Jean-François Delvaulx m'a tendu un livre qu'il m'encourage de lire. Sachant que j'étais sur le point de finir celui-ci et que je ne continuerais pas sur cette lancée, j'ai accepté sans même regarder la couverture.

mercredi 5 avril 2017

"Nous, les dieux" de Bernard Werber

Lecture achevée le 5 avril 2017

Ce fut laborieux. J'ai lu quelques Werber dans le passé et sans me passionner ils me satisfaisaient quand-même, mais celui-ci ne m'a pas séduit. Pourtant je pense qu'il est dans la droite lignée des autres. J'en déduis que c'est moi qui ne suis plus dans ce "trip" là. Il faut dire que c'était il y a presque 10 ans. Comme le temps passe!

Tout a changé pour moi depuis. En 1 mot, mon travail est génial (vraiment je l'adore) mais combiné à ma vie de papa aussi parfait que possible il rend ma vie beaucoup plus stressante. J'ai besoin de m'évader. Alors j'ai décidé de revenir encore bien plus de 10 ans en arrière, presque 20 ans en fait, avant que je démarre ce petit blog en 2008, et de me replonger dans la lecture d'Isaac Asimov qui berçait mes temps libres quand j'étais étudiant à Louvain-la-Neuve. J'en ai toute une pile à côté de moi, vestige de ces temps "reculés". Je me réjouis d'y remettre mon nez, même si il va falloir que je les achète en format Kindle (détail sans importance) car je me suis trop habitué à ce confort entre temps. Sur ce, welcome (back) to the robots.

mardi 28 février 2017

"Comprendre l'Islam (ou plutôt: pourquoi on y comprend rien)" de Adrien Candiard

Lecture achevée le 6 novembre 2016

En ces temps perturbés par les attentats terroristes perpétrés au nom de l'Islam (radical), l'amalgame est vite fait. Ce livre permet de mieux comprendre. Très instructif.

"L’Évangile selon Pilate" de Eric-Emmanuel Schmitt

Lecture achevée le 26 septembre 2016

Super bouquin, j'ai pris un grand plaisir à découvrir le duo Jésus - Pilate sous un angle différent.

mercredi 24 août 2016

"La part de l'autre" de Eric-Emmanuel Schmitt

Lecture achevée le 24 juillet 2016

Le 21 juin 1970 à quinze heures vingt-neuf, le permier homme qui marcha sur la lune était allemand. L'astronaute Kurt Makart avait sauté de la fusée Siegfried et gambadait entre les cratères. Toutes les télévisions du monde retransmettaient ces images historiques. Elles témoignaient des progrès technologiques qu'aient faits l'humanité au vingtième siècle et aussi de la puissance allemande, la nation la plus riche du monde. Le 21 juin 1970, Adolf H. s'éteignait à Santa Monica, Los Angeles, au domicile de sa fille parmi les siens.

Mais malheureusement ça ne s'est pas passé comme ça. Notre histoire est autre.

- Cet Hitler, il était fou, n'est-ce pas? demanda l'enfant.
- Non. Pas plus que toi ou moi…
- Et les Allemands, derrière, ils n'étaient pas fous non plus?
- Des hommes comme toi et moi.
(...)
Depuis ce jour, l'enfant a peur de lui-même, il sait qu'il cohabite avec un bête violente et sanguinaire, il souhaite la tenir toute sa vie dans sa cage. L'enfant, c'était l'auteur de ce livre.

J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce bouquin, qui est en outre un retour à la lecture après bien des années pour moi. Bravo pour l'alternative proposée, pour la leçon d'histoire romancée, pour la leçon tout court et pour l'audace de l'auteur.

lundi 9 septembre 2013

"La mort de Voltaire" de Arsène Houssaye

Lecture achevée le 29 avril 2013

"Ce fut surtout à l’heure de sa mort que la royauté de Voltaire a été universellement reconnue. Quand il mit un pied dans la tombe, il mit un pied dans l’immortalité.
Homme étrange jusqu’à la fin! Depuis un demi-siècle, il disait à toute l’Europe qu’il n’avait qu’un moment à vivre, lui qui était né mourant. Son tombeau, fait d’une simple pierre, s’ouvrait contre l’église qu’il avait bâtie. Il avait beaucoup gambadé, selon son expression, autour de son tombeau, sans que l’heure sonnât de s’y coucher. Ses amis étaient venus et revenus lui dire adieu ; il attendait la mort de pied ferme..."

Une manière de refermer un chapitre pour moi? Probablement, en effet. Je viens de partir vers d'autres horizons, qui m'emmèneront très certainement vers d'autres lectures, sans intérêt pour ce blog. J'ai commencé à écrire sur ce petit coin de web en 2008, une autre année charnière de ma vie. Isaac Asimov et ses compères peuplaient mes étagères avant cela. Ensuite ont commencées 5 années de lectures plus profondes, pourrait-on dire, que l'on peut suivre sur ces pages. Très enrichissantes en tous cas. Merci à Bauchau tout particulièrement, mais également au grand Voltaire bien sûr à qui je rends une dernière fois hommage dans ce billet. Je salue finalement Cervantes, qui a changé ma vie il y a déjà bien longtemps. Une nouvelle période commence maintenant, accompagnée de livres très différents (enfin des livres virtuels, car je suis passé au Kindle depuis), dont il ne vaudra pas la peine de parler ici. Je vous laisse donc pour un temps. Au revoir.

vendredi 29 mars 2013

"La princesse de Babylone" de Voltaire


Lecture achevée le 8 mars 2013

Formosante, la princesse de Babylone et la femme la plus belle que le monde ait connu, est en quête d’un époux. Un par un, tous les plus grands lui font la cour : le pharaon d’Egypte, le roi des Indes, etc. C’est finalement d’un illustre inconnu dont elle tombe amoureuse.  Il se nomme Amazan et vient du pays de Gangarides où tous les hommes sont égaux dans la paix et l’harmonie. Le coup de foudre est réciproque, mais malheureusement la mort de son père oblige Amazan à quitter Babylone sur le champ. Formosante se lance alors dans un long périple à la recherche de son amour. Tous deux traversent de nombreuses contrées et se manquent à chaque fois de peu, avant de finalement se retrouver en Espagne.

Ce conte philosophique de Voltaire est en fait une critique violente de la société dans laquelle il vit, et des pratiques des différents pays que traversent les deux amants.  Il pointe avec un certain humour les défaillances des régimes politiques et des religions de l’époque, et rit de la condition humaine et de l’homme infidèle.
Ce livre m’a plu dans l’ensemble, même si je ne peux pas dire que j’ai été captivé. Mais il s’agit surtout d’un magnifique objet tant il est soigné et superbement illustré par Kees Van Dongen. Superbe ouvrage.

vendredi 15 mars 2013

"La chanson de Roland"


Lecture achevée le 19 février 2013

La Chanson de Roland est un poème épique de la fin du XIème siècle, qui raconte la trahison du baron Ganelon envers son roi Charlemagne et la terrible bataille qui s’en suit à Roncevaux (nord de l’Espagne) entre les Sarrasins de Marsile et l’arrière garde de l’armée Française menée par le valeureux Roland qui y laissera la vie. Cette bataille est suivie par la redoutable revanche de Charlemagne, fou de rage d’avoir perdu son noble ami Roland, qui pourchasse et finalement écrase l’armée Musulmane à Aix-la-Chapelle.

Roland a encore la force d'essayer de briser son épée Durandal contre un bloc de marbre pour éviter qu'elle ne tombe entre les mains de l'ennemi, sans succès : la lame luit et flamboie sans s'ébrécher. Il s'allonge face à l'Espagne pour mourir et c'est alors que saint Michel, Chérubin et saint Gabriel emportent son âme vers le paradis.

Ce récit dont l’auteur reste inconnu (il pourrait s’agir de Turold), sans doute la plus célèbre chanson de geste, est un autre exemple de ce genre de long poème relatant des épopées légendaires héroïques et mettant en scène les exploits guerriers des rois ou des chevaliers que j’aime tant. Chaque petit moment de lecture est un moment d’évasion. Celui-ci m’a un peu moins plût que ceux de la légende arthurienne car il est totalement centré sur la guerre. Il y manque une petite touche féminine, une touche d’amour courtois.

Après avoir passé presque un an et demi immergé dans le monde de la chevalerie, principalement aux côtés du roi Arthur (que j’ai décidé de découvrir après la naissance de mon premier fils –Arthur– il y a 3 ans, afin de pouvoir lui raconter les histoires fantastiques d’un roi légendaire qui porta le même prénom que lui il y a bien longtemps), je pense que ce volume met un terme (du moins temporaire) à ce voyage. Je vais retourner quelques temps auprès de Voltaire pour faire honneur à un magnifique livre que j’ai reçu à Noël, et puis je m’en irai encore ailleurs.

mercredi 19 décembre 2012

"L'enchanteur" de René Barjavel

Lecture achevée le 12 décembre 2012

Ce livre paru en 1984 vient s’ajouter à l’édifice monumental de la légende arthurienne en tournant les projecteurs vers une de ses figures mythiques, Merlin l’enchanteur. René Barjavel l’a écrit avec légèreté, modernité et une pointe d’humour (lorsqu’il y intègre des anachronismes tels que les boîtes de conserves ou la cheminée électrique), et ce tout en suivant scrupuleusement la trame originale dominée par la fameuse Quête du Graal.

La plupart d’entre nous l’imaginons avec une longue barbe blanche. Il n’en est rien ! Merlin est un homme jeune et d’une beauté touchant la perfection. Il est gracieux, vif et malicieux, un brin moqueur. Le temps n’a aucun effet sur lui. Ses pouvoirs magiques semblent illimités, et pourtant il est une chose qu’il ne peut accomplir seul : la Quête du Graal. Seul un chevalier au cœur pur pourra résoudre cette énigme, qui ramènera le bonheur dans le monde.
Merlin crée la Table Ronde pour réunir les plus preux autour du roi Arthur, et les lance dans la Quête. Il les aide autant qu’il peut, sans risquer de les compromettre, mais sa tâche est d’autant plus ardue que son père le Diable en personne ne cesse de l’éprouver.
Beaucoup tentent leur chance : Perceval, Gauvain, Lancelot du Lac que Merlin a élevé lui-même avec celle qui lui voue un amour infini Vivianne, et bien d’autres. Il n’arrive pas tous à les protéger, beaucoup n’en reviennent pas. Le Graal les dévaste, mais aussi l’amour impossible entre Lancelot et Guenièvre, l’épouse d’Arthur, qui finit par détruire ce magnifique royaume.
Il faudra finalement que vienne le jeune Galaad pour que le temps s’arrête, au beau milieu d’une hécatombe de feu et de sang. L’énigme est enfin résolue, mais le bonheur reviendra-t-il malgré tous ces ravages ?

Même s’il m’a fallu un temps fou pour le lire étant donné le peu de temps libre que j’ai eu ces derniers mois, chaque petit moment de lecture était un voyage. J’ai beaucoup apprécié cette œuvre, qui revisite une fois de plus un thème déjà très largement exploité mais toujours aussi magique. La petite touche de modernité qu’y apporte Barjavel vient épicer son histoire et y apporte une certaine originalité, mais sans pour autant l’éloigner des codes du Moyen Age que j’affectionne : le chevalier guerrier, le chevalier courtois et le chevalier en quête spirituelle.

vendredi 21 septembre 2012

vendredi 17 août 2012

"Perceval ou le Roman du Graal" de Chrétien de Troyes

Lecture achevée le 3 août 2012

Perceval ou le Conte du Graal est le cinquième roman de Chrétien de Troyes, écrit vers 1181 et resté inachevé. Il raconte les aventures de plusieurs chevaliers de la Table Ronde en parallèle, et ce livre est la composition de tous les chapitres de l’œuvre originale traitant du plus fameux d’entre eux, Perceval.

Une femme qui a perdu son mari et deux de ses fils se cache dans une forêt du Pays de Galles avec son dernier enfant Perceval. Afin de le préserver, elle l’élève loin de la civilisation, dans l'ignorance complète du monde et de la chevalerie meurtrière. Malgré cela, Perceval rencontre un jour un groupe de chevaliers à la brillante armure. Il en est si enthousiasmé qu'il quitte aussitôt le refuge de sa mère pour se rendre à la cour du Roi Arthur. Un grand avenir lui est prédit.
Il remporte ses premières victoires mais le fait sans aucune manière. Un vieux chevalier le prend alors sous sa protection et lui enseigne les façons courtoises. Il lui apprend aussi les vertus chevaleresques : épargner un adversaire vaincu, montrer de la retenue dans le discours, protéger les dames et fréquenter les églises.
Grâce à son habilité, son ardeur et à ces nouveaux enseignements, Perceval progresse très rapidement, remporte de nombreux combats et se forge petit à petit une renommée sans précédent. Il conquiert par sa beauté et son courage la dame Blanchefleur qui lui donnera plus tard un enfant, et part ensuite à la conquête du plus fascinant des mystères : le Graal.
Après maintes péripéties et aventures extraordinaires, après avoir trouvé le Graal au château du Roi Pêcheur et ensuite perdu, Chrétien de Troyes décède finalement la plume à la main alors que Perceval est sur le point de trouver à nouveau l’objet fantastique.
Plusieurs poètes se succèdent par la suite pour donner suite à cette histoire, et ce livre est une composition de leurs travaux à la manière d’un roman qui nous emmène jusqu’au dénouement final où Perceval se fait couronner Roi du Graal, meilleur chevalier du monde, et meurt finalement dans un couvent d’où il emporte le Graal vers le ciel. Plus personne ne le reverra jamais.

Quel plaisir ! Quel voyage ! Le commentaire élogieux que j’ai écrit pour les Romans de la Table Ronde lu précédemment reste aussi bien valable pour cette œuvre. Pas un moment de répit, chaque page nous emporte dans un nouveau rebondissement de la vie de ce preux chevalier. J’ai beaucoup aimé ce livre, et j’ai été également très intéressé d’apprendre finalement ce qu’est exactement le mythe du Graal et son origine.

mardi 8 mai 2012

"Romans de la Table Ronde" de Chrétien de Troyes

Lecture achevée le 15 avril 2012

Chrétien de Troyes vécut au XIIème siècle. S’inspirant des légendes bretonnes et celtes autour du roi Arthur et de la quête du Graal, il a écrit de nombreux romans chevaleresques. Sa principale œuvre est celle des Romans de la Table Ronde, qui ont pour représentant le roi Arthur mais où ce dernier n’en est pas pour autant le personnage principal. Ce sont d’autres chevaliers connus comme Yvain ou Lancelot qui sont au centre des quêtes qu'invente Chrétien de Troyes, avec pour principale ligne de conduite la courtoisie.

Ce livre reprend 4 des principaux Romans de la Table Ronde.

Eric et Enide est particulièrement précieux car il représente le premier roman du cycle arthurien et breton. Il met en scène Eric, un preux chevalier, et son épouse Enide qu’il aime à un tel point qu’il en oublie de guerroyer. Poussé par les murmures et les reproches de son entourage, il décide de repartir en quête mais avec son épouse et en lui donnant des consignes très strictes.

Ciglès ou la Fausse Morte met en scène Alexandre, fils d’un empereur grec riche et puissant, qui part pour la Bretagne auprès du roi Arthur pour acquérir gloire et renom. Il se fait nommer chevalier, y fait de nombreux exploits et y épouse Soredamor, la nièce du roi. De cette union naît Cligès. De retour vers la Grèce, Alexandre apprend le décès de son père et le couronnement de son petit frère Alis à sa place. Refusant de se battre avec son frère, Alexandre lui fait néanmoins promettre qu’il n’aura pas de descendance afin que le trône revienne ensuite à son fils Ciglès. Alis le promet solennellement, mais peu après la mort d’Alexandre il rompt sa promesse et épouse Fénice, la fille de l’empereur d’Allemagne. Par malheur Ciglès, qui entre temps s’était fait honorer Chevalier par le roi Arthur à la suite de nombreuses prouesses, tombe également fou amoureux de l’épouse de son oncle. Cet amour étant réciproque, les deux amants décident de feindre la mort de Fénice et de s’enfuir en Bretagne.

Dans Lancelot le Chevalier à la charrette, le célèbre chevalier Lancelot part pour délivrer sa dame, la reine Guenièvre, prisonnière de Méléagant. Cette quête est longue, éprouvante, et pour la réussir Lancelot doit accomplir des prouesses et réaliser des sacrifices immenses. Le plus grand et le plus exceptionnel est celui qui lui donne son nom. Dans le but de sauver sa dame, il n’a d’autre choix que de se résoudre à monter dans une charrette conduite par un bouvier. En faisant cela il perd son honneur et devient un paria selon le code de la chevalerie. La deuxième épreuve à caractère sacrificiel est la traversée du Pont de l'Épée, qui lui permet d'atteindre le royaume de Baudemagus (père de Méléagant) et de sauver sa reine.

Yvain le Chevalier au lion raconte les aventures extraordinaires de ce preux chevalier de la cour du Roi Arthur. Elles débutent autour d’une fontaine magique dans la forêt de Brocéliande, qui déchaîne les éléments sur son visiteur lorsqu’il ose verser de l’eau sur son perron. Après avoir traversé les immenses dangers de la fontaine et touché à mort le chevalier Esclados Le Roux qui la protège, il tombe amoureux de sa veuve Laudine et parvient à l’épouser. En quête d’autres prouesses, il se remet en route en promettant à sa dame de revenir avant un an. Absorbé par sa quête, il ne tient pas sa promesse et Laudine refuse alors de le revoir, ce qui lui fait perdre la raison pendant de nombreuses semaines. D’autres aventures se succèdent ensuite. Un lion s’attache à lui et ne le quitte plus après qu’il l’ait sauvé d’un serpent crachant des flammes gigantesques. Cela lui vaudra son nom de Chevalier au Lion. Il tue un géant et affronte des démons. Et par un hasard de circonstances il se retrouve finalement à combattre contre Gauvain pour la protection d’une jeune fille déshéritée. Après un combat acharné Arthur décide de séparer les deux chevaliers qu’il reconnaît d’égale vaillance. Yvain retourne alors vers sa dame Laudine et finit par la convaincre de le laisser être le gardien de la fontaine magique. Celle-ci lui pardonne et l'assure de son amour. Yvain et Laudine peuvent désormais vivre heureux.

Chacun de ces romans du Moyen Age est un véritable voyage dans le monde fantastique des dragons, des géants et de ces preux chevaliers qui luttent et se sacrifient avec une courtoisie et une bravoure inouïe pour l’honneur et pour l’amour de leur dame. J’ai beaucoup aimé ces textes écrits d’une si belle façon et avec un tel rythme qu’ils nous tiennent constamment en haleine. Bravo, et vivement le suivant.