lundi 31 juillet 2017

"Saison brune" de Philippe Squarzoni

Lecture achevée le 30 juillet 2017

En 3 mots, ce livre nous explique le réchauffement climatique qui nous attend, ses causes et ses conséquences.

Il nous dit qu'on va droit dans la mur. Il est déjà trop tard pour l'éviter. Le réchauffement climatique est en marche, et on ne pourra pas l'arrêter. Ses conséquences seront terribles.

Quoi qu'on fasse, on évitera plus le mur. Cependant il n'est pas encore trop tard pour limiter les dégâts. On peut encore changer notre mode de vie afin de préserver  notre planète et atténuer fortement le choc.

Mais on ne le fera pas.

Parce qu'il faudrait le faire collectivement. Il faudrait penser collectivement. Il faudrait retrouver le sens du destin collectif. Comme le dit l'auteur en page 444, on ne pourra pas faire ce changement de mode de vie si on reste dans la même mentalité individualiste. Ce n'est possible que si on retrouve un sentiment de la communauté, de l'intérêt commun. Et ça, c'est aux antipodes du capitalisme.

L'auteur aurait voulu terminer ce livre sur une note positive. Il ne s'en cache pas. Mais il n'en a trouvé aucune. On fonce dans le mur à toute vitesse, sans "rien" faire pour l'éviter. Parce que la crise climatique est encore trop lointaine pour que l'on renonce aujourd'hui à ce qui constitue notre bien-être matériel. Parce qu'il y a trop d'intérêts économiques en jeu.

Bien entendu nos ferons cette transformation un jour. Parce que nous aurons atteint les limites de nos ressources naturelles. Ou parce que le réchauffement aura soudain franchi un seuil, et qu'une cassure climatique brutale nous frappera de plein fouet.
Mais nous accomplirons ce changement dans de mauvaises conditions. Contraints et forcés par les circonstances. Et bien trop tard.
Au moment où on se décidera à agir, confrontés à l'évidence, il nous restera encore plusieurs décennies de bouleversements climatiques à endurer, en raison des émissions des 30 années précédentes, dont tous les impacts ne se manifesteront qu'avec retard.

Ce livre m'a fait réfléchir, un peu. C'est probablement ce que mon ami Jean-François Delvaulx, adepte du retour aux choses essentielles, se disait en me le proposant le mois dernier.

Mais au final je suis comme la plupart des gens, un mouton dans le troupeau. J'ai refermé ce livre, et puis j'ai pensé que si je gagnais encore un peu d'argent je pourrais m'acheter cette voiture de 500 chevaux dont je rêve.

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