vendredi 29 mars 2013

"La princesse de Babylone" de Voltaire


Lecture achevée le 8 mars 2013

Formosante, la princesse de Babylone et la femme la plus belle que le monde ait connu, est en quête d’un époux. Un par un, tous les plus grands lui font la cour : le pharaon d’Egypte, le roi des Indes, etc. C’est finalement d’un illustre inconnu dont elle tombe amoureuse.  Il se nomme Amazan et vient du pays de Gangarides où tous les hommes sont égaux dans la paix et l’harmonie. Le coup de foudre est réciproque, mais malheureusement la mort de son père oblige Amazan à quitter Babylone sur le champ. Formosante se lance alors dans un long périple à la recherche de son amour. Tous deux traversent de nombreuses contrées et se manquent à chaque fois de peu, avant de finalement se retrouver en Espagne.

Ce conte philosophique de Voltaire est en fait une critique violente de la société dans laquelle il vit, et des pratiques des différents pays que traversent les deux amants.  Il pointe avec un certain humour les défaillances des régimes politiques et des religions de l’époque, et rit de la condition humaine et de l’homme infidèle.
Ce livre m’a plu dans l’ensemble, même si je ne peux pas dire que j’ai été captivé. Mais il s’agit surtout d’un magnifique objet tant il est soigné et superbement illustré par Kees Van Dongen. Superbe ouvrage.

vendredi 15 mars 2013

"La chanson de Roland"


Lecture achevée le 19 février 2013

La Chanson de Roland est un poème épique de la fin du XIème siècle, qui raconte la trahison du baron Ganelon envers son roi Charlemagne et la terrible bataille qui s’en suit à Roncevaux (nord de l’Espagne) entre les Sarrasins de Marsile et l’arrière garde de l’armée Française menée par le valeureux Roland qui y laissera la vie. Cette bataille est suivie par la redoutable revanche de Charlemagne, fou de rage d’avoir perdu son noble ami Roland, qui pourchasse et finalement écrase l’armée Musulmane à Aix-la-Chapelle.

Roland a encore la force d'essayer de briser son épée Durandal contre un bloc de marbre pour éviter qu'elle ne tombe entre les mains de l'ennemi, sans succès : la lame luit et flamboie sans s'ébrécher. Il s'allonge face à l'Espagne pour mourir et c'est alors que saint Michel, Chérubin et saint Gabriel emportent son âme vers le paradis.

Ce récit dont l’auteur reste inconnu (il pourrait s’agir de Turold), sans doute la plus célèbre chanson de geste, est un autre exemple de ce genre de long poème relatant des épopées légendaires héroïques et mettant en scène les exploits guerriers des rois ou des chevaliers que j’aime tant. Chaque petit moment de lecture est un moment d’évasion. Celui-ci m’a un peu moins plût que ceux de la légende arthurienne car il est totalement centré sur la guerre. Il y manque une petite touche féminine, une touche d’amour courtois.

Après avoir passé presque un an et demi immergé dans le monde de la chevalerie, principalement aux côtés du roi Arthur (que j’ai décidé de découvrir après la naissance de mon premier fils –Arthur– il y a 3 ans, afin de pouvoir lui raconter les histoires fantastiques d’un roi légendaire qui porta le même prénom que lui il y a bien longtemps), je pense que ce volume met un terme (du moins temporaire) à ce voyage. Je vais retourner quelques temps auprès de Voltaire pour faire honneur à un magnifique livre que j’ai reçu à Noël, et puis je m’en irai encore ailleurs.