vendredi 5 novembre 2010

"Electre" de Sophocle

Lecture achevée le 1er novembre 2010

Oreste a un plan pour venger son père, le grand Agamemnon, lâchement tué par l’amant de son épouse et son épouse elle-même, Egisthe et Clytemnestre, à son retour d’Ilion. Il leur fait parvenir au palais la nouvelle de sa mort accidentelle, afin qu’ils baissent leur garde et se sentent rassurés. Sa mère reçoit le message la première, ainsi que sa sœur Electre restée au palais. Cette dernière est dévastée, car elle espérait depuis longtemps le retour de son frère pour mettre fin à la douleur de voir ce couple d’assassins sur le trône de leur illustre père. Sa mère Clytemnestre, par contre, réagit de la manière escomptée, comme délivrée du poids de représailles éventuelles de la part de son fils. Une fois le message répandu, Oreste se rend au palais. Pour ne pas éveiller de soupçons, il se présente comme celui qui vient rapporter les cendres d’Oreste dans une urne funéraire. A sa sœur Electre uniquement il révèle discrètement sa véritable identité, ce qui la comble de bonheur car elle comprend que le châtiment ne tardera plus. Certaine de la mort de son fils, Clytemnestre fait entrer Oreste sans se méfier. Ce n’est qu’une fois à l’abris des regards qu’il lui révèle qui il est, juste avant de la frapper mortellement. Egisthe arrive ensuite au palais et demande après ces visiteurs qui viennent annoncer la mort du fils d’Agamemnon. Oreste lui-même le reçoit, et lui met sous les yeux le cadavre de sa mère avant de le frapper à son tour pour mettre un point final à sa terrible vengeance.

Cette tragédie nous en apprend plus sur la fin du puissant Agamemnon, roi de Mycènes et meneur de toutes les armées grecques lors de l’illustre guerre de Troie, et de ce qui s’en suivit en son royaume. Oreste également, que j’ai d’abord connu sous un jour plus romantique dans la célèbre pièce Andromaque, découvre ici un nouvel aspect de sa personnalité. A cela près, je dois avouer que je n’ai pas trouvé grand intérêt à lire cette pièce. Elle manque de mouvement et est trop prévisible, jusqu’à la dernière page j’espérais en vain qu’il se passe quelque chose d’un peu inattendu. C’est dommage. Je passerai donc à la suivante.