samedi 3 juillet 2010

"Antigone 256" de Jean Cassabois

Lecture achevée le 28 juin 2010

Antigone 256 est une version romancée de la pièce Antigone de Sophocle, écrite 25 siècles plus tard en 2007 par Jacques Cassabois, auteur français essentiellement reconnu pour sa contribution à la littérature pour la jeunesse.
Son récit débute un peu plus tôt que celui de Sophocle, par une mise en scène du combat spectaculaire entre Polynice et Etéocle. Comme chacun le sait, les deux frères maudits meurent finalement sous les coups de l’autre, et le reste du roman suit pas à pas le chemin de la pièce originale. Créon ordonne d’honorer la mort d’Etéocle mais de laisser Polynice sans sépulture. Antigone ne peut accepter cela et se fait capturer par la garde du roi en tentant d’ensevelir son frère. Créon décide de la condamner à mort. Son fils Hémon, fiancé d’Antigone, essaie de l’en dissuader mais échoue. Il se donne donc la mort également, suivi de près par sa mère Eurydice, épouse de Créon, qui ne peut supporter la perte de son fils. Le rideau se referme finalement sur Créon, envahi de regrets et accablé par l’horreur qui s’est abattue sur lui.

Pourquoi 256 ? Parce qu’il y a eu au moins 200 reprises différentes du mythe de Sophocle au cours de ces 25 siècles (d’après Jean Giraudoux qui a beaucoup inspiré l’auteur de cette œuvre), et que 256 pourrait être une bonne estimation de la position de cette version ci. C’était aussi le numéro de Jacques Cassabois lorsqu’il était en pension. Il a donc une symbolique particulière à ses yeux.
Je ne peux dire grand-chose sur le roman en lui-même. Il est assez bien écrit et très facile à lire. Il reste fidèle à la pièce originale malgré quelques malheureuses erreurs (Hémon n’est pas le fils de Jocaste bien sûr –p.12– mais celui d’Eurydice !). Il n’apporte cependant rien de plus ni ne se distingue du récit de Sophocle par quelque personnalisation ou originalité comme dans la version épicée de Jean Anouilh par exemple. Ce n’était sans doute pas le but.
Sans grand intérêt pour moi, qui ait déjà lu tant de versions d’Antigone et qui en connait donc l’histoire par cœur. A conseiller cependant aux moins littéraires d’entre nous (et aux plus jeunes) qui désirent découvrir le mythe pour la première fois à travers un roman simple et allégé.

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