dimanche 24 mai 2009

"Le premier et le dernier miracle" de Antoine Filissiadis

Lecture achevée le 21 mai 2009

Sébastien, médecin et journaliste, est mandaté par le président d'un lobby pharmaceutique pour une mission délicate: démasquer un "guérisseur" habitant à Chypre et considéré comme le médecin de la dernière chance. Il accompagne pour cela Isabelle, atteinte d'un double cancer incurable, qui décide d'aller consulter cet homme dans un ultime espoir. Initialement persuadé qu'il s'agit d'un charlatan, l'opinion du journaliste se renforce dans un premier temps en assistant à des pratiques pour le moins non conventionnelles, mais évolue petit à petit en constatant avec étonnement que la santé d'Isabelle s'améliore… jusqu'à ce que se produise l'impossible: une guérison totale spontanée. Touché jusqu'au plus profond de lui par le miracle auquel il a assisté, Sébastien comprend alors qu'il s'agit de la chance de sa vie et décide de prendre tous les risques pour rendre à son tour l'espoir aux condamnés de la médecine traditionnelle.

Sur la couverture je lis qu'il s'agit d'un thriller psychologique. J'avoue que l'aspect thriller ne m'a pas convaincu du tout. L'auteur a bien essayé d'y mettre quelques ingrédients d'intrigue et de suspense liés à la pression que le journaliste reçoit des lobbies pharmaceutiques, mais selon moi il s'agit principalement d'une œuvre psychologique de retour aux vraies valeurs et de reconnexion avec la nature.
Ce livre rappelle que nous sommes à la fois un corps et un esprit, et que nous vivons dans un milieu naturel, et que la connexion entre ces 3 éléments est essentielle à notre évolution. La souffrance du corps ne peut se dissocier de la sérénité de notre esprit et du lien que nous entretenons avec notre environnement.
Ce sujet est fondamental et j'ai apprécié dans l'ensemble la façon dont l'auteur l'a abordé, nous emmenant rêver sur les côtes ensoleillées de cette jolie île grecque. Toutefois je le répète je suis déçu par ce côté thriller qui n'a pas véritablement trouvé sa place dans ce récit psychologique, à supposer qu'il y en ait une.

4 commentaires:

vinciane a dit…

En tout cas, on peut dire que cette lecture contraste avec les précédentes! Pourquoi l'as-tu choisie? Te l'avait-on conseillée?

Benjamin a dit…

Oui en effet, c'est suite à la lecture d'un autre livre du même auteur "Va au bout de tes rêves" que ma petite Maman m'a conseillé de lire celui-ci qu'elle lui a préféré. Je ne partage d'ailleurs pas son avis, car pour ma part j'ai légèrement préféré le premier qui m'a fait plus... rêver!

Diane a dit…

Il est normal que nous n’avons pas perçu ces 2 livres de Filissiadis de la même manière, tu es jeune, travaille comme un dingue et est très ambitieux. J’en ai « vu » bcq mais suis heureuse et mon plus beau rêve, celui d’avoir des enfants, je l’ai réalisé….
« Va au bout de tes Rêves » est une prise de conscience qui, pour moi, est évidente ; qui met en valeur la vraie vie et non pas celle trafiquée de beaucoup, à savoir la vie bien rangée, style métro-boulot-dodo ! Filissiadis met l'accent sur le fait de goûter la vie, de la croquer à pleines dents !
Livre à lire pour trouver goût à la vie. Mais comme j’ai goût à la vie et que je vois toujours le côté positif des choses, ce livre m’a moins parlé sans doute……

J’ai préféré, en effet, « Le Premier et le Dernier Miracle »
Pour moi, le message sous-jacent de Filissiadis est le suivant : Une personne qui ne donne pas SENS à son existence est souvent malheureuse et dépressive. Le SENS de la vie joue un rôle déterminant sur la vieillesse, la forme physique, l’attitude vis-à-vis de la maladie et la mort.
Il est important de régler ses conflits intérieurs, de trouver un équilibre entre le corps et l’âme, de mettre de l’ordre dans le chaos de sa vie, de se prendre en charge car nous sommes notre propre médecin.

Hypno-Chris a dit…

Je pense que quand on entre dans la profondeur de ce roman, on finit par se foutre du fait que c'est présenté comme un thriller... il y a une vraie profondeur dans ce livre, quelque chose qui touche à notre essentiel... personnellement, je l'ai adoré... D'ailleurs, peut-être y a t-il en moi un peu d'Horace Christophoros