mercredi 26 novembre 2008

"La mort du petit cheval" de Hervé Bazin

Lecture achevée le 25 novembre 2008

Quel bonheur de retrouver Jean Rezeau et sa venimeuse famille!
Ce livre est la suite directe de "Vipère au poing" que j'ai lu il y a quelques semaines.
On y retrouve Jean au collège et ensuite dans sa vie d'adulte après qu'il ait totalement coupé les ponts avec ses parents suite à une agression particulièrement odieuse de sa mère. Le voilà donc enfin aux commandes de sa vie, qu'il construit petit à petit en se débrouillant comme il peut. Il fait diverses rencontres et finit par se marier et avoir un enfant. Tout se déroule plutôt bien jusqu'au retour forcé de sa mère suite à un décès et une succession qui ne peut être réglée sans sa signature. Là encore elle s'acharne, fidèle à elle-même, à lui faire le plus de mal possible. Mais Jean réussi habilement à déjouer ses tours un par un et parvient finalement à renverser la situation en infligeant à sa mère sa dernière humiliation, qui la forcera à sortir de sa vie définitivement.
Comme je le mentionnais pour le volume précédent, l'auteur raconte et écrit cette (son?) histoire de façon particulièrement remarquable. J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ces deux livres, et je les conseille à quiconque aime une littérature plus "fondamentale" (merci cousine).

mardi 11 novembre 2008

"Le Papalagui" de Erich Scheurmann

Lecture achevée le 31 octobre 2008

Touiavii est le chef d'une tribu polynésienne (îles Samoa). Ses frères aborigènes et lui mènent une vie simple et totalement à l'écart du monde civilisé. Dans le cadre de la tournée d'un groupe folklorique auquel il s'est attaché, il est amené à parcourir le continent européen. C'est à son retour de cette tournée qu'il fait connaissance de Erich Scheurmann et partage avec lui, en toute simplicité, ses opinions sur l'homme blanc (qu'il appelle Papalagui) et son monde. Erich Scheurmann, fasciné par la lumière sage et si juste que Touiavii jette sur notre civilisation, décide quelques années plus tard de rassembler ses opinions dans ce petit livre afin de les partager avec nous.
J'ai beaucoup apprécié ce recueil, car le regard de Touiavii nous fait ressentir ce que nous sommes d'un point de vue que nous serions incapables de percevoir nous-même. Et bien que sa façon de voir enfantine ou même puérile puisse être trouvée niaise par certains, plus d'un mot de Touiavii, plein de bon sens et de modestie, donnent à réfléchir sur soi, car sa sagesse vient de la simplicité la plus pure.