mardi 28 octobre 2008

"Vipère au poing" de Hervé Bazin

Lecture achevée le 28 octobre 2008

Ce livre raconte l'enfance douloureuse des trois frères Rezeau, martyrisés sans relâche par leur mère cruelle et autoritaire qu'ils surnomment Folcoche (contraction de folle cochonne).
Nous traversons cette histoire aux côtés de Jean, le second des trois frères, et également celui sur lequel s'acharne le plus la haine de leur vipère de mère. Nous vivons avec lui le combat impitoyable qu'il doit mener au quotidien pour survivre à cette avalanche de méchanceté. Et petit à petit, au fur et à mesure des années, nous le voyons s'en détacher progressivement et transformer cet acharnement en un jeu malsain entre deux adversaires dont chacun souhaite la destruction de l'autre. Les années passant, il devient de plus en plus malicieux et parvient à répondre chaque fois plus subtilement aux attaques de son ignoble mère. Il sortira finalement vainqueur de l'ultime affrontement en la piquant à son propre venin. Il en sortira finalement "vipère au poing".
Même si j'en suis désolé pour l'auteur car on dit que cette œuvre est largement autobiographique, j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre tant grâce à son excellente qualité d'écriture que grâce à son histoire touchante dont j'étais chaque fois impatient de connaître la suite.
Merci à ma cousine Vinciane pour ce bon conseil.
Je me réjouis maintenant de lire la suite des aventures de Jean Rezeau dans "La mort du petit cheval" dont je ne manquerai pas de partager ici mes impressions dans quelques semaines.

2 commentaires:

Diane Richir a dit…

Poussin, tu dis que Jean s'en sortira vainqueur....Il s'en sort vainqueur des méchancetés de sa mère oui, mais pour moi, pas près du tout à se lancer dans la vie!
Il n'a appris de sa mère la haine, la méchanteté, la vengeance..(et de son père la lâcheté) :-(
Comment constuire quelque chose de positif dans la vie avec un tel bagage!!

Benjamin a dit…

D'accord avec toi.
Mais il va pourtant tenter de se lancer dans la vie, et la meilleure façon de savoir comment il s'en sort est de lire "La mort tu petit cheval"... :-)