dimanche 12 octobre 2008

"La peau de chagrin" de Balzac

Lecture achevée le 1er octobre 2008

Je ne sais pas ce qui m'a pris de choisir ce grand classique du 19ème siècle sur l'étagère d'une librairie le mois dernier.
Je me souviens l'avoir lu dans mon adolescence. Il faisait partie du programme scolaire de mon lycée. Toutefois à cette époque, je dois avouer que mon intérêt pour ce type de littérature était très limité (voire inexistant), et que je l'ai donc certainement lu très "en diagonale", avec pour seul objectif de pouvoir répondre aux questions de l'interrogation écrite qui suivait probablement en classe.
Qui sait, peut-être ai-je enfin estimé (inconsciemment) qu'il était temps d'accorder à cette œuvre l'attention qu'elle mérite?
En quelques mots, elle raconte l'histoire d'un jeune homme prénommé Raphaël. La vie, l'amour et la fortune ont été tellement durs avec lui qu'il est sur le point de mettre fin à ses jours, lorsqu'il se voit proposé par un vieux marchand oriental d'acquérir un talisman pour le moins mystérieux. Il s'agit d'une peau de chagrin ayant le pouvoir d'exaucer les vœux de son propriétaire en échange d'une seule chose: sa vie. A chaque souhait exaucé, son espérance de vie diminuera, et ce jusqu'à la mort.
Vu son état de désespoir avancé, Raphaël accepte cet horrible pacte et décide de s'offir une vie de prince. Il devient riche et séduisant, réussit tout ce qu'il entreprend, et vit une romance somptueuse qui le conduira au mariage avec la plus belle des femmes. Toutefois, comme le prédisait sa peau de chagrin, son état de santé diminuait de plus en plus.
Rapidemment devenu le plus heureux des hommes, il décida de ne plus formuler de vœu afin de stabiliser son espérance de vie. C'est alors que le piège se referma sur lui, car le talisman continua d'exaucer absolument tous ses désirs sans qu'il puisse les contrôler, même les plus enfouis et les plus insignifiants, le laissant de plus en plus mal en point à chaque fois. Il tenta alors tout pour rester en vie, allant jusqu'à se murer dans une vie à l'écart de la moindre petite tentation et de la moindre émotion. S'il veut vivre, il doit absolument éviter de désirer quoi que ce soit…

Mon opinion sur cette œuvre est partagée. Bien sûr le thème nous ramène à l'éternel combat entre le bien et le mal, ou entre Dieu et Satan si l'on veut être plus catholique. Cependant ce livre n'a pas déclenché chez moi de réelle réflexion intérieure.
Du côté du style littéraire, il est clair que Balzac est un grand auteur. Les sentiments qui traversent Raphaël sont particulièrement bien décrits. J'ai été véritablement transpercé par la déclaration d'amour que se font Raphaël et sa future épouse. D'ailleurs comme le dit André Pieyre de Mandiargues dans sa préface, ce livre est également l'un des plus franchement et violemment romantiques du romantisme français.
Toutefois, à côté de ces descriptions sublimes, il s'en trouvent également un grand nombre qui m'ont semblé beaucoup trop longues et inutiles. Bien sûr ce n'est que mon opinion, mais j'aime les livres dont chaque page est utilisée pour faire avancer le lecteur dans l'histoire ou dans sa réflexion intime, et cette œuvre en contient un peu trop qui sont purement descriptives et n'apportent rien (à mon sens).
En résumé je dirais que l'histoire (et le message) du livre est intéressante sans toutefois être percutante de profondeur, et que le style d'écriture est d'une grande beauté (surtout lorsqu'il s'agit d'amour) mais parfois un peu long et lent.

5 commentaires:

sylvie a dit…

Je me souviens avoir lu ce livre il y a fort longtemps et avoir été vraiment très enthousiaste. C'est un conte philosophique qui fonctionne à merveille.

vinciane a dit…

Personnellement, je ne suis même pas arrivée à lire la moitié! L'idée est belle, mais le style me paraît tellement lourd... Cependant, je vais peut-être aller chercher cette fameuse déclaration d'amour (même si je doute que Balzac dépasse Victor Hugo en la matière!).

Benjamin a dit…

Je partage ton avis sur la lourdeur du style.
Concernant la déclaration d'amour je peux faire une recherche rapide et te retrouver les pages en question si tu veux? Car c'est vrai que je l'ai trouvée vraiment puissante.

jorge a dit…

Olá.

Pourquoi Vous écrivez Balsac et non Balzac ?

Il y a son nom de famille Balsa. Ce nom pour moi est peut être d'origine portugaise.

Benjamin a dit…

Thanks Jorge it's actually just a spelling mistake! Corrected now :-)