vendredi 19 septembre 2008

Jacques Brel "Le droit de rêver"











Re-lecture achevée le 18 septembre 2008


Ce livre hors format fut édité par la Fondation Internationale Jacques Brel à l'occasion de l'exposition "Le droit de rêver" qui s'est tenue de mars 2003 à janvier 2004 à Bruxelles (et que j'ai visitée). Il est superbement illustré et retrace la vie de cet homme exceptionnel à travers une série de citations, de photos et d'extraits de chansons soigneusement sélectionnés.
Certes cette œuvre ne ressemble en rien aux livres que j'ai l'habitude de traiter sur ce blog, mais je tenais à en dire un petit mot car il me permet de mentionner brièvement ce grand homme du vingtième siècle dont les chansons et la personnalité me touchent énormément.
Il répétait tout au long de sa vie, au travers de ses chansons (et de ses interviews), avec une simplicité et une honnêteté déconcertante, son incroyable amour pour l'homme, ainsi que son irrésistible envie d'accomplir ses rêves et d'amener les autres à en faire autant.
En cela il est finalement assez proche de nombreux auteurs et livres que j'ai commentés sur ce site.
Je vous laisse donc avec quelques mots de Jacques Brel.

"Je certifie n'avoir jamais rien écrit que je ne pensais pas tout à fait. Je certifie que je me suis trompé très souvent aussi, bien sûr! Mais je n'ai jamais été un type qui chantait des chansons. J'ai toujours été, moi, chanteur de chansons, c'est moi, je chantais "mes" chansons. Ce qui fait que ça m'a toujours paru une espèce d'aventure moderne." 13 novembre 1963

"Je suis étonné tous les soirs de voir qu'il y a des gens qui viennent [à mes concerts]… et j'ai peur tous les soirs parce que ce que je fais est quand même très insuffisant par rapport à ce que je rêve." 12 mai 1967

"Maintenant je vais quitter la chanson. Ne me demandez pas de bonnes raisons. Si je continue, je vais recevoir plus que je ne peux donner. Je ne veux pas, parce que ce serait malhonnête." 27 juillet 1967

vendredi 5 septembre 2008

"Don Quichotte" de Miguel de Cervantès

Ce livre est un véritable chef d'œuvre, une référence absolue à mes yeux.
Même si je l'ai lu il y a plusieurs années déjà, je me dois d'en dire quelques mots sur ce blog tant j'ai été conquis (et le suis encore).
Ce roman du 17ème siècle raconte la vie de Don Quichotte, hidalgo (gentilhomme de la noblesse) passionné par les récits de chevalerie, et de Sancho Panza, un pauvre paysan qui devient son écuyer.
S'identifiant aux héros de ses lectures, Don Quichotte se voit chevalier errant et redresseur de torts, et s'en va cheminer sur les plaines de Castille pour protéger les opprimés et retrouver sa Dulcinée. Au cours de ce long périple, son imagination pour le moins débordante l'amène à transformer des situations banales en aventures terribles et extraordinaires (combats contres des moulins, envoûtements, galériens, inquisition, …), dont il ressort souvent moulu mais jamais vaincu.
Ce livre est fabuleux tant par l'attachement profond qu'il réussit à créer entre son héro et le lecteur, que par son style d'écriture chevaleresque qui donne à cette histoire un côté magique. Il a ouvert une dimension de mon imaginaire que je ne connaissais pas. Il donne envie d'éteindre son ordinateur, de revendre sa voiture pour acheter un cheval et une veille lance, et de quitter son quotidien pour parcourir le monde à la recherche d'une vie passionnante.

"L'arbre des possibles" de Bernard Werber

Lecture achevée le 1er septembre 2008

Cette compilation d'une vingtaine de petites nouvelles de Monsieur Werber n'es pas vraiment passionnante. Tout dépend bien sûr de ce que vous recherchez, mais dans mon cas je n'ai véritablement accroché à aucun de ces récits. Il m'est arrivé de sourire quelques fois c'est vrai, mais dans l'ensemble je les ai trouvés légers et prévisibles.
C'est dommage car la couverture est aguichante. Chaque histoire nous emmène dans un monde différent. Dans l'un d'eux les dieux vont à l'école pour apprendre à bien gouverner leurs troupeaux d'humains. Dans un autre les objets sont soudainement replacés par leur noms. Dans un troisième on part en vacances au XVIIIème siècle après s'être fait vacciner contre la peste. Celle que j'ai préférée (si l'on peut dire) décrit un monde où les nombres prennent une place centrale dans la vie des gens et où les plus puissants arrivent à compter jusqu'à vingt. C'est la seule qui a suscité chez moi un début de réflexion.
Mon opinion est donc la suivante. Les idées sont sympathiques mais les récits manquent de goût et de profondeur.