mercredi 24 décembre 2008

Jacques Brel textes et chansons

Ce recueil joliment illustré par Gabriel Lefebvre reprend tout simplement les textes des chansons de Jacques Brel. Il s'agit ni plus ni moins de poésie, et il m'est impossible d'en lire un passage sans entendre intérieurement la chanson et esquisser un sourire de paix et de reconnaissance. Merci à toi Jacques pour ce si bel héritage.
J'utilise également ce billet pour rendre hommage aux portraits de Brel dessinés par Gabrielle Vincent, qui a su capter les expressions devenues célèbres de l'homme de scène et de l'homme privé dans un joli ouvrage tout en simplicité. Chapeau également à son ambitieuse illustration de la chanson "Les Vieux". Nous en offrirez-vous d'autres madame Vincent?
J'ai découvert ce livre lors de ma dernière visite aux Editions Jacques Brel à Bruxelles à l'occasion de l'exposition "J'aime les Belges" qui s'y tient depuis Septembre 2008, exposition qui m'a un peu déçue par ailleurs pour cause de manque d'ambition. Bravo toutefois pour son positionnement habile dans le contexte politique Belge désastreux actuel, et pour la sélection de références et citations particulièrement d'actualité. Pour n'en citer qu'une: "La Belgique vaut mieux qu'une querelle linguistique", disait Jacques Brel en 1971.

dimanche 7 décembre 2008

"L'homme de la Mancha" interprété par Jacques Brel








Lecture achevée le 4 décembre 2008


Don Miguel de Cervantès et son serviteur sont arrêtés par l'Inquisition. En attendant leur jugement, ils sont jetés dans un cachot qui grouille de truands. Pour sauver son manuscrit, Cervantès imagine de faire le procès de son héros Don Quichotte. Il joue successivement les aventures fantastiques de son chevalier, de Sancho Pança et de Dulcinée. Les truands participent peu à peu à cette comédie et finissent par y croire. Lorsque l'Inquisition viendra chercher Cervantès pour le juger, le chef des truands lui souhaitera de plaider sa cause aussi bien qu'avec eux.
Cette comédie musicale fut montée en version française par Jacques Brel, et jouée de la fin 1968 à la mi-1969 avec le maître lui-même dans le rôle principal. Elle n'a malheureusement jamais été filmée officiellement. Seuls existent le livre du texte et la compilation des principales chansons du spectacle. Je me les suis procurés aux Editions Jacques Brel à Bruxelles lors de ma visite de l'exposition "J'aime les Belges" en novembre dernier. L'idéal est bien sûr de lire le texte tout en écoutant la musique.
Quel extraordinaire moment!
Don Quichotte, chevalier à la triste figure, étant un de mes héros depuis de nombreuses années déjà, lire et écouter cette œuvre magistrale menée par Jacques Brel dont je suis tout autant fan, était pour moi un plaisir difficilement qualifiable. Une expérience totalement magique. J'ai été littéralement transporté. Quel terrible dommage qu'il ne soit pas possible de revoir ce grand spectacle à l'écran.

Merci à mon grand-père qui a eu la chance d'assister à une représentation de cette extraordinaire pièce au Théâtre Royal de la Monnaie en octobre 1968 et qui en a gardé la documentation originale.




mercredi 26 novembre 2008

"La mort du petit cheval" de Hervé Bazin

Lecture achevée le 25 novembre 2008

Quel bonheur de retrouver Jean Rezeau et sa venimeuse famille!
Ce livre est la suite directe de "Vipère au poing" que j'ai lu il y a quelques semaines.
On y retrouve Jean au collège et ensuite dans sa vie d'adulte après qu'il ait totalement coupé les ponts avec ses parents suite à une agression particulièrement odieuse de sa mère. Le voilà donc enfin aux commandes de sa vie, qu'il construit petit à petit en se débrouillant comme il peut. Il fait diverses rencontres et finit par se marier et avoir un enfant. Tout se déroule plutôt bien jusqu'au retour forcé de sa mère suite à un décès et une succession qui ne peut être réglée sans sa signature. Là encore elle s'acharne, fidèle à elle-même, à lui faire le plus de mal possible. Mais Jean réussi habilement à déjouer ses tours un par un et parvient finalement à renverser la situation en infligeant à sa mère sa dernière humiliation, qui la forcera à sortir de sa vie définitivement.
Comme je le mentionnais pour le volume précédent, l'auteur raconte et écrit cette (son?) histoire de façon particulièrement remarquable. J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ces deux livres, et je les conseille à quiconque aime une littérature plus "fondamentale" (merci cousine).

mardi 11 novembre 2008

"Le Papalagui" de Erich Scheurmann

Lecture achevée le 31 octobre 2008

Touiavii est le chef d'une tribu polynésienne (îles Samoa). Ses frères aborigènes et lui mènent une vie simple et totalement à l'écart du monde civilisé. Dans le cadre de la tournée d'un groupe folklorique auquel il s'est attaché, il est amené à parcourir le continent européen. C'est à son retour de cette tournée qu'il fait connaissance de Erich Scheurmann et partage avec lui, en toute simplicité, ses opinions sur l'homme blanc (qu'il appelle Papalagui) et son monde. Erich Scheurmann, fasciné par la lumière sage et si juste que Touiavii jette sur notre civilisation, décide quelques années plus tard de rassembler ses opinions dans ce petit livre afin de les partager avec nous.
J'ai beaucoup apprécié ce recueil, car le regard de Touiavii nous fait ressentir ce que nous sommes d'un point de vue que nous serions incapables de percevoir nous-même. Et bien que sa façon de voir enfantine ou même puérile puisse être trouvée niaise par certains, plus d'un mot de Touiavii, plein de bon sens et de modestie, donnent à réfléchir sur soi, car sa sagesse vient de la simplicité la plus pure.

mardi 28 octobre 2008

"Vipère au poing" de Hervé Bazin

Lecture achevée le 28 octobre 2008

Ce livre raconte l'enfance douloureuse des trois frères Rezeau, martyrisés sans relâche par leur mère cruelle et autoritaire qu'ils surnomment Folcoche (contraction de folle cochonne).
Nous traversons cette histoire aux côtés de Jean, le second des trois frères, et également celui sur lequel s'acharne le plus la haine de leur vipère de mère. Nous vivons avec lui le combat impitoyable qu'il doit mener au quotidien pour survivre à cette avalanche de méchanceté. Et petit à petit, au fur et à mesure des années, nous le voyons s'en détacher progressivement et transformer cet acharnement en un jeu malsain entre deux adversaires dont chacun souhaite la destruction de l'autre. Les années passant, il devient de plus en plus malicieux et parvient à répondre chaque fois plus subtilement aux attaques de son ignoble mère. Il sortira finalement vainqueur de l'ultime affrontement en la piquant à son propre venin. Il en sortira finalement "vipère au poing".
Même si j'en suis désolé pour l'auteur car on dit que cette œuvre est largement autobiographique, j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre tant grâce à son excellente qualité d'écriture que grâce à son histoire touchante dont j'étais chaque fois impatient de connaître la suite.
Merci à ma cousine Vinciane pour ce bon conseil.
Je me réjouis maintenant de lire la suite des aventures de Jean Rezeau dans "La mort du petit cheval" dont je ne manquerai pas de partager ici mes impressions dans quelques semaines.

dimanche 19 octobre 2008

"Lettres à un jeune poète" de Rainer Maria Rilke

Lecture achevée le 13 octobre 2008

J'ai reçu ce petit livre de mon père le soir de Noël 2006. Il l'avait beaucoup inspiré dans ses travaux littéraires de l'époque, et plus spécialement dans l'écriture de "L'enzyme du bonheur" où il y fait de nombreuses références.
Rainer Maria Rilke est un poète autrichien reconnu qui vécu de 1875 à 1926.
Franz Xavier Kappus, jeune officier à l'école militaire de Wiener Neustadt en Autriche, avait tout juste vingt ans en 1903 lorsqu'il décida d'écrire sa première lettre à Rilke, qu'il avait découvert un an plus tôt dans la bibliothèque de son école. Kappus était dévoré par l'envie d'écrire des poésies également et voulait prendre conseil auprès de Rilke qu'il admirait particulièrement.
Ce livre retranscrit fidèlement 10 lettres envoyées en réponse par Rilke à Kappus de 1903 à 1908. Elles permettent de comprendre le monde dans lequel vécu Rilke et sa vision de la condition de poète. Il donne une série de conseils à Kappus pour lui permettre de réussir son oeuvre. Il explique l'importance de la solitude, de l'amour, de l'insécurité, de ne pas se limiter à choisir la facilité, du mouvement.
Certes le contenu est intéressant pour celui qui désire se plonger dans l'écriture. Toutefois je trouve qu'il est composé de manière quelque peu désordonnée et manque parfois de clarté dans ses explications. De plus, j'ai trouvé dommage que les lettres de monsieur Kappus n'aient pas été incluses, car elles auraient permis de mieux comprendre certaines réponses de Rilke.
Toutefois il est un fait que je me dois de reconnaître: ce Rilke a tout d'un grand. Sa pensée est d'une exceptionnelle profondeur et son expérience est impressionnante. Il ne fait pas de doute qu'un petit détour par ce recueil serait utile à ceux qui désirent se lancer dans la poésie. D'ici là je clôturerai ce billet sur cette phrase symbolique de Kappus qui témoigne de son admiration pour Rilke: "Lorsque parle une grande figure originale, les petits doivent se taire".

jeudi 16 octobre 2008

"L'homme qui plantait des arbres" de Jean Giono

Lecture achevée le 6 octobre 2008

Elzéard Bouffier possédait autrefois une ferme dans la plaine. Mais suite à la mort de son fils unique et de sa femme, il décida de se retirer dans la solitude sur une montagne désertique et abandonnée de cette très vieille région des Alpes qui pénètre la Provence. Il prit plaisir à y vivre lentement avec son chien et quelques brebis.
Un jour, jugeant que cette région mourrait par manque d'arbres, il se résolu à remédier à cela et commença à en planter. Il en planta d'abord quelques uns, puis de plus en plus, et ce jusqu'à y passer tout son temps. Inlassablement, il sélectionnait jour après jour les meilleures graines, les plantait soigneusement dans différents types de sols pour observer leur évolution, et recommençait patiemment les plantations qui échouaient. A force de persévérance et de générosité, il fit petit à petit renaître un paysage vert et vivant au milieu de cette lande desséchée. Grâce à ses arbres, un ruisseau réapparu, une brise souple chargée d'odeurs vint remplacer les bourrasques sèches et brutales, et finalement quelques familles vinrent progressivement s'installer dans ce bel endroit.
Après de nombreuses années de labeur, Elzéard Bouffier mourut paisiblement au milieu du siècle dernier.
Sans que personne (presque) ne sut qu'il en était l'origine, il laissa derrière lui un village entier d'hommes et de femmes bien nourris, de garçon et de filles qui savent rire et qui ont repris goût aux fêtes campagnardes.

En plus d'être très joliment écrit, ce tout petit livre est touchant par sa simplicité et son message d'espoir et de générosité. Bien sûr il est terriblement actuel en mettant en avant l'importance de la nature et des arbres comme poumons de l'humanité, mais il va également bien au-delà en illustrant à travers cet homme toute la beauté de savoir donner sans recevoir et du don de soi récompensé au centuple par le bonheur des autres.
Pour finir je me permettrai de reprendre l'introduction de l'auteur qui m'a particulièrement touchée:
"Pour que le caractère d'un être humain dévoile des qualités vraiment exceptionnelles, il faut avoir la bonne fortune de pouvoir observer son action pendant de longues années. Si cette action est dépouillée de tout égoïsme, si l'idée qui la dirige est d'une générosité sans exemple, s'il est absolument certain qu'elle n'a cherché de récompense nulle part et qu'au surplus elle ait laissé sur le monde des marques visibles, on est alors, sans risque d'erreurs, devant un caractère inoubliable".

mardi 14 octobre 2008

"L'amour au bout des doigts" et "L'homme étrange" de François Noul

Lecture achevée le 5 octobre 2008

"L'amour au bout des doigts" est un spectacle qui fut joué au conservatoire de Charleroi en mars 1993 par Jacques Druaux et Liliane Van Wynendaele. Faute d'avoir pu y assister, j'ai pris plaisir à lire ses différentes histoires réunies dans ce petit livret, que j'ai reçu de l'auteur au cours d'une soirée littéraire où nous étions tous deux conviés.
Comme à son habitude, il n'a pas son pareil pour toucher en faisant le portrait de gens simples de la campagne, aimant la vie et les bonnes choses, comme Odon le colombophile ou Armand le braconnier épicurien. Sa façon d'enrober ses histoires de descriptions culinaires succulentes est un véritable délice.
"L'homme étrange" fut joué au café-théâtre de la Brasserie à Charleroi en janvier et février 2004. A nouveau je n'y ai pas assisté. Je n'ai pu que lire le texte. Mais malheureusement j'ai le sentiment que l'auteur s'est éloigné de son inspiration habituelle puisée aux sources de la nature, de la vie campagnarde et saine. Son écriture se fait, dans d'autres sujets, plus sobrement narrative, moins truculente et moins poétique. J'ai moins apprécié ce second recueil.
Mais dans l'ensemble c'est toujours un plaisir de s'offrir une petite excursion au pays de François Noul. Pour moi qui passe d'un avion à l'autre, d'une conférence téléphonique à la prochaine réunion, ces moment de retour aux sources et de pureté poétique font le plus grand bien. Il rappelle les vraies valeurs et ce qui doit compter réellement dans la vie.
Par conséquent je le laisserai à nouveau finir (comme dans mon précédent message) en souhaitant à tous ce qu'il souhaita à Armand le braconnier du temps, à savoir de "vivre nos rêves, et de déguster à la petite cuillère la quintessence de chaque minute que le ciel nous permettra de savourer ici-bas".

dimanche 12 octobre 2008

"La peau de chagrin" de Balzac

Lecture achevée le 1er octobre 2008

Je ne sais pas ce qui m'a pris de choisir ce grand classique du 19ème siècle sur l'étagère d'une librairie le mois dernier.
Je me souviens l'avoir lu dans mon adolescence. Il faisait partie du programme scolaire de mon lycée. Toutefois à cette époque, je dois avouer que mon intérêt pour ce type de littérature était très limité (voire inexistant), et que je l'ai donc certainement lu très "en diagonale", avec pour seul objectif de pouvoir répondre aux questions de l'interrogation écrite qui suivait probablement en classe.
Qui sait, peut-être ai-je enfin estimé (inconsciemment) qu'il était temps d'accorder à cette œuvre l'attention qu'elle mérite?
En quelques mots, elle raconte l'histoire d'un jeune homme prénommé Raphaël. La vie, l'amour et la fortune ont été tellement durs avec lui qu'il est sur le point de mettre fin à ses jours, lorsqu'il se voit proposé par un vieux marchand oriental d'acquérir un talisman pour le moins mystérieux. Il s'agit d'une peau de chagrin ayant le pouvoir d'exaucer les vœux de son propriétaire en échange d'une seule chose: sa vie. A chaque souhait exaucé, son espérance de vie diminuera, et ce jusqu'à la mort.
Vu son état de désespoir avancé, Raphaël accepte cet horrible pacte et décide de s'offir une vie de prince. Il devient riche et séduisant, réussit tout ce qu'il entreprend, et vit une romance somptueuse qui le conduira au mariage avec la plus belle des femmes. Toutefois, comme le prédisait sa peau de chagrin, son état de santé diminuait de plus en plus.
Rapidemment devenu le plus heureux des hommes, il décida de ne plus formuler de vœu afin de stabiliser son espérance de vie. C'est alors que le piège se referma sur lui, car le talisman continua d'exaucer absolument tous ses désirs sans qu'il puisse les contrôler, même les plus enfouis et les plus insignifiants, le laissant de plus en plus mal en point à chaque fois. Il tenta alors tout pour rester en vie, allant jusqu'à se murer dans une vie à l'écart de la moindre petite tentation et de la moindre émotion. S'il veut vivre, il doit absolument éviter de désirer quoi que ce soit…

Mon opinion sur cette œuvre est partagée. Bien sûr le thème nous ramène à l'éternel combat entre le bien et le mal, ou entre Dieu et Satan si l'on veut être plus catholique. Cependant ce livre n'a pas déclenché chez moi de réelle réflexion intérieure.
Du côté du style littéraire, il est clair que Balzac est un grand auteur. Les sentiments qui traversent Raphaël sont particulièrement bien décrits. J'ai été véritablement transpercé par la déclaration d'amour que se font Raphaël et sa future épouse. D'ailleurs comme le dit André Pieyre de Mandiargues dans sa préface, ce livre est également l'un des plus franchement et violemment romantiques du romantisme français.
Toutefois, à côté de ces descriptions sublimes, il s'en trouvent également un grand nombre qui m'ont semblé beaucoup trop longues et inutiles. Bien sûr ce n'est que mon opinion, mais j'aime les livres dont chaque page est utilisée pour faire avancer le lecteur dans l'histoire ou dans sa réflexion intime, et cette œuvre en contient un peu trop qui sont purement descriptives et n'apportent rien (à mon sens).
En résumé je dirais que l'histoire (et le message) du livre est intéressante sans toutefois être percutante de profondeur, et que le style d'écriture est d'une grande beauté (surtout lorsqu'il s'agit d'amour) mais parfois un peu long et lent.

samedi 11 octobre 2008

"Micromégas & L'Ingénu" de Voltaire

Lecture achevée le 28 septembre 2008

Micromégas est un habitant de Sirius. Comme tous ceux de sa planète, il est infiniment grand, infiniment sage et cultivé. L'étendue de ses connaissances n'a aucune pareille avec la nôtre, et afin de continuer à former son esprit et son cœur il décide d'entreprendre un voyage. Après être passé par Saturne, il arrive sur Terre où il établi le contact avec les minuscules animaux que nous sommes. Il constate avec intérêt que nous sommes doués d'une certaine forme primitive d'intelligence, et entame alors une discussion au sujet de l'âme humaine et de la place de l'homme dans l'univers, au cours de laquelle il s'amuse beaucoup de notre ignorance et de nos préjugés.
La seconde partie de ce livre raconte l'histoire d'un voyageur qui débarqua sur la côté française de Basse Bretagne en l'année 1689. Il venait d'un pays lointain, et avait reçu une éducation primitive et sans préjugé. Il avait sur tout un regard d'enfant, ne croyait que ce qu'il pouvait voir et profitait de chaque moment avec simplicité. On l'appela l'Ingénu. Il rentra très vite en contact avec la haute société française de l'époque, et y fut accueilli chaleureusement car on lui retrouva par chance quelque lien de parenté avec certains habitants de la région. La suite du texte raconte les aventures rocambolesques, discussions et épreuves sentimentales que vécu l'Ingénu dans ce monde nouveau pour lui, et au cours desquelles il jeta constamment un regard ironique sur la société de l'époque. Il s'étonna souvent de leur (notre) façon de se compliquer l'existence au lieu de profiter de la beauté de la vie à chaque instant.
Bien que j'aie une nette préférence pour le premier Micromégas, j'ai aimé ces 2 contes de Voltaire, et ce autant pour la réflexion philosophique sur notre société et sur l'homme qui s'en dégage, que pour le style d'écriture typique de l'époque (18ème siècle) que j'apprécie tant.
Le commentaire de Jaques Van den Heuvel est également intéressant car il permet de se rendre compte que de nombreux passages sont directement inspirés des événements réels et de l'état des connaissances (parfois incomplètes) de l'époque.

mercredi 8 octobre 2008

"Et si c'était vrai..." de Marc Levy

Lecture achevée le 26 septembre 2008

Je voulais me faire ma propre opinion sur Marc Levy!
On en parle tellement sur la blogosphère et ailleurs que je voulais en lire un pour comprendre cet engouement. J'ai donc choisi celui-ci, dont je n'ai lu et entendu principalement que des avis positifs autour de moi.
Il raconte l'histoire d'une jeune femme qui tombe dans un profond coma suite à un accident de voiture. Alors que son corps reste immobile allongé sur son lit d'hôpital en attendant un réveil improbable, elle (ou plutôt "sa conscience", ou "son âme", à vous de choisir) a la faculté de se promener de manière transparente dans les rues de la ville, observant les autres et flottant d'un endroit à l'autre. Elle ère de cette manière pendant plusieurs semaines, jusqu'à ce qu'elle croise un jour le chemin d'un homme et qu'un miracle se produise. Il la voit! Comme si c'était elle en chaire et en os! Il peut même l'entendre et la toucher. C'est alors que commence une histoire d'amour entre cet homme et elle, que personne ne voit sauf lui. L'homme mettra progressivement tout en œuvre pour sauver son amour du coma, abandonnant son travail et ses amis qui le prennent pour un fou tant son histoire est invraisemblable.

Ce roman commence donc de manière un peu fantastique et se transforme rapidement en une aventure sentimentale supportée par une intrigue légère mais bien ficelée dont le dénouement final m'a bien fait sourire (bien trouvé!). Rien à redire. Il est bien conçu, facile à lire et efficace. Les personnages y ont chacun leur personnalité et leur caractère. J'ai apprécié également leur répartie et leur humour. Bon travail Marc.
Personnellement je ne lirai pas d'autre ouvrage de cet auteur car c'est un peu trop commercial et assez loin des livres plus profonds que je recherche en ce moment, mais c'est néanmoins un bon bouquin et je comprends maintenant son succès.

Note: J'ai proposé à mon épouse Stéfanie de lire ce livre pour avoir son avis. Comme je m'y attendais elle n'en a fait qu'une bouchée et l'a beaucoup apprécié. Marc Levy semble tenir là une nouvelle fan…

vendredi 19 septembre 2008

Jacques Brel "Le droit de rêver"











Re-lecture achevée le 18 septembre 2008


Ce livre hors format fut édité par la Fondation Internationale Jacques Brel à l'occasion de l'exposition "Le droit de rêver" qui s'est tenue de mars 2003 à janvier 2004 à Bruxelles (et que j'ai visitée). Il est superbement illustré et retrace la vie de cet homme exceptionnel à travers une série de citations, de photos et d'extraits de chansons soigneusement sélectionnés.
Certes cette œuvre ne ressemble en rien aux livres que j'ai l'habitude de traiter sur ce blog, mais je tenais à en dire un petit mot car il me permet de mentionner brièvement ce grand homme du vingtième siècle dont les chansons et la personnalité me touchent énormément.
Il répétait tout au long de sa vie, au travers de ses chansons (et de ses interviews), avec une simplicité et une honnêteté déconcertante, son incroyable amour pour l'homme, ainsi que son irrésistible envie d'accomplir ses rêves et d'amener les autres à en faire autant.
En cela il est finalement assez proche de nombreux auteurs et livres que j'ai commentés sur ce site.
Je vous laisse donc avec quelques mots de Jacques Brel.

"Je certifie n'avoir jamais rien écrit que je ne pensais pas tout à fait. Je certifie que je me suis trompé très souvent aussi, bien sûr! Mais je n'ai jamais été un type qui chantait des chansons. J'ai toujours été, moi, chanteur de chansons, c'est moi, je chantais "mes" chansons. Ce qui fait que ça m'a toujours paru une espèce d'aventure moderne." 13 novembre 1963

"Je suis étonné tous les soirs de voir qu'il y a des gens qui viennent [à mes concerts]… et j'ai peur tous les soirs parce que ce que je fais est quand même très insuffisant par rapport à ce que je rêve." 12 mai 1967

"Maintenant je vais quitter la chanson. Ne me demandez pas de bonnes raisons. Si je continue, je vais recevoir plus que je ne peux donner. Je ne veux pas, parce que ce serait malhonnête." 27 juillet 1967

vendredi 5 septembre 2008

"Don Quichotte" de Miguel de Cervantès

Ce livre est un véritable chef d'œuvre, une référence absolue à mes yeux.
Même si je l'ai lu il y a plusieurs années déjà, je me dois d'en dire quelques mots sur ce blog tant j'ai été conquis (et le suis encore).
Ce roman du 17ème siècle raconte la vie de Don Quichotte, hidalgo (gentilhomme de la noblesse) passionné par les récits de chevalerie, et de Sancho Panza, un pauvre paysan qui devient son écuyer.
S'identifiant aux héros de ses lectures, Don Quichotte se voit chevalier errant et redresseur de torts, et s'en va cheminer sur les plaines de Castille pour protéger les opprimés et retrouver sa Dulcinée. Au cours de ce long périple, son imagination pour le moins débordante l'amène à transformer des situations banales en aventures terribles et extraordinaires (combats contres des moulins, envoûtements, galériens, inquisition, …), dont il ressort souvent moulu mais jamais vaincu.
Ce livre est fabuleux tant par l'attachement profond qu'il réussit à créer entre son héro et le lecteur, que par son style d'écriture chevaleresque qui donne à cette histoire un côté magique. Il a ouvert une dimension de mon imaginaire que je ne connaissais pas. Il donne envie d'éteindre son ordinateur, de revendre sa voiture pour acheter un cheval et une veille lance, et de quitter son quotidien pour parcourir le monde à la recherche d'une vie passionnante.

"L'arbre des possibles" de Bernard Werber

Lecture achevée le 1er septembre 2008

Cette compilation d'une vingtaine de petites nouvelles de Monsieur Werber n'es pas vraiment passionnante. Tout dépend bien sûr de ce que vous recherchez, mais dans mon cas je n'ai véritablement accroché à aucun de ces récits. Il m'est arrivé de sourire quelques fois c'est vrai, mais dans l'ensemble je les ai trouvés légers et prévisibles.
C'est dommage car la couverture est aguichante. Chaque histoire nous emmène dans un monde différent. Dans l'un d'eux les dieux vont à l'école pour apprendre à bien gouverner leurs troupeaux d'humains. Dans un autre les objets sont soudainement replacés par leur noms. Dans un troisième on part en vacances au XVIIIème siècle après s'être fait vacciner contre la peste. Celle que j'ai préférée (si l'on peut dire) décrit un monde où les nombres prennent une place centrale dans la vie des gens et où les plus puissants arrivent à compter jusqu'à vingt. C'est la seule qui a suscité chez moi un début de réflexion.
Mon opinion est donc la suivante. Les idées sont sympathiques mais les récits manquent de goût et de profondeur.

dimanche 24 août 2008

"Le Démon et mademoiselle Prym" de Paulo Coelho

Lecture achevée le 21 août 2008

L'homme est-il foncièrement bon? Ou bien finit-il toujours par être mauvais?
C'est dans l'espoir de trouver une réponse à cette question fondamentale qu'un riche homme d'affaires profondément meurtri par la mort récente de sa femme et de sa fille se rend dans un petit village perdu sur une montagne.
Dans cet endroit écarté du monde, tous contemplent la vie avec amour, paix et compassion. Les jours s'écoulent paisiblement, dans une ambiance amicale et chaleureuse. Toutefois, malgré cette harmonie apparente, beaucoup se plaignent du déclin du village et du manque de confort. Nombreux sont ceux qui rêvent secrètement d'une vie meilleure mais ne peuvent malheureusement pas se l'offrir.
Via Chantal Prym qu'il croise par hasard sur son chemin, l'homme d'affaires décide de faire une proposition aux habitants de ce village. Il est prêt à leur donner à chacun suffisamment d'argent pour qu'ils puissent réaliser leurs rêves. En échange il ne leur demande qu'une seule chose: la vie de l'un d'entre eux! Le délai est d'une semaine. Si, au bout de sept jours, quelqu'un est retrouvé mort dans le village, ils recevront l'argent.
Cette offre ignoble apportera à notre homme une réponse à la question qui le torture. Afin d'épancher sa souffrance personnelle, il désire savoir si ces habitants paisibles, solidaires et respectueux les uns des autres, peuvent également commettre de tels crimes. Il désire savoir si le mal triomphe toujours, comme il le croit.
Leur première réaction est immédiate. Les habitants de ce village ont tous grandis ensemble et sont tous frères ou amis. Cela est donc impossible. Que l'homme reparte avec son argent.
Mais petit à petit certains se rendent compte de tout ce qu'ils pourraient s'offrir. Ils pourraient accomplir leurs rêves.
C'est alors que commence la lutte entre le bien et le mal, entre ceux qui trouvent cela impensable et ceux qui l'envisagent de plus en plus... jusqu'au dénouement final.

Même si j'ai trouvé certains passages un peu longs et la conclusion malheureusement décevante (après un tel suspense!), ce livre aborde toutefois habilement un sujet intéressant. Il illustre par une histoire originale l'éternel combat entre l'ange et le démon qui sont en chacun de nous.

"La secte des Egoïstes" de Eric-Emmanuel Schmitt

Lecture achevée le 19 août 2008

Egoïsme (terme de philosophie) : On appelle égoïste l'homme qui croit que lui seul existe au monde, le reste n'étant que songe.
C'est ce que Gaspard Languenhaert, riche penseur philosophe du XVIIIème siècle originaire de Hollande, soutient formellement.
"Soit que je m'élève jusque dans les nues, soit que je descende dans les abîmes, je ne sors point de moi-même, et ce n'est jamais que ma propre pensée que j'aperçois. Donc, le monde n'existe pas en soi, mais en moi. Donc, la vie n'est que mon rêve. Donc, je suis à moi seul toute la réalité."
De salon en salon, il proclame qu'il est seul au monde. Il poursuit ses interlocuteurs pour leur expliquer qu'ils n'existent pas, que la matière est une hypothèse inutile, que lui seul est assuré d'être, et que la survie de l'univers demeure accrochée à son bon vouloir.
Ce livre est l'histoire de cet homme, qui intéresse son entourage au début mais qui agace rapidement tant sa croyance le rend hautain et arrogant (il en arrive d'ailleurs plus tard à la conclusion logique qu'il ne peut être que Dieu!), racontée par un chercheur en philosophie contemporain vivant à Paris, qui lui consacre ses recherches et à qui il arrive une série d'aventures au cours de sa quête d'informations.

J'ai beaucoup apprécié ce livre. Je le conseille vivement à l'apprentis philosophe qui sommeille en nous. Car même s'il est évident que Gaspard Languenhaert va trop loin dans sa pensée Egoïste et la vit trop intensément (c'est le moins que l'on puisse dire!), le fond de cette philosophie m'a néanmoins interpellé.
Il est un fait que la réalité et l'univers (et les autres) nous parviennent par nos cinq sens et que la façon de les percevoir est propre à chacun. Dès lors pouvons-nous affirmer qu'il y a bien une réalité, qu'il y a bien un univers? N'y a-t-il pas autant d'univers que d'êtres vivants, que d'êtres "pensants"? Ne sommes-nous pas seuls au monde, seuls dans notre monde?
Et quand nous y pensons vraiment, cela ne fait-il pas un peu froid dans le dos?

mercredi 13 août 2008

"Jardinier dans les étoiles" de François Noul

Lecture achevée le 13 août 2008

J'ai rencontré François Noul un soir de décembre 2005 au cours d'une soirée littéraire organisée par mon père (une dizaine de poèmes, nouvelles et contes de mon père y ont été interprétés merveilleusement par les excellents comédiens Liliane Van Wynendaele et Giuseppe Maligieri). Il était l'invité d'honneur de cette soirée.
Faire sa connaissance fut un sincère plaisir, tant cet homme est chaleureux, modeste et généreux. Il est tout à l'image de cette petite histoire en fait, qui nous emmène chez Louis et Louisa, couple agé ayant vécu toute leur vie au village dans une petite chaumière.
Louis est décédé. Il est aujourd'hui jardinier des étoiles au service du divin et des galaxies. Toutefois, dès qu'il a le temps entre deux plantations célestes, il vient rendre visite à son épouse dans sa chaumière. Ils parlent ensemble de la pluie et du beau temps, et des souvenirs de leur belle vie.
La légèreté de cette histoire, les descriptions de leurs fêtes de village et de leurs repas copieux, sont tout simplement savoureuses. François Noul arrive à rendre une beauté sincère et inattendue aux choses les plus simples et courantes de la vie. Ce qui me touche également dans ce récit, c'est son goût de vrai et de pur, épicé aux herbes "du terroir" (je ne sais comment l'exprimer mieux).
C'est donc avec un profond respect que je laisse à François le dernier mot:
"Je rêve d'aiguiser mon vieux couteau

A la pierre de nos étoiles
De vous apporter mes frères
Du vin nouveau
Et de tailler dans notre pain
Des tranches grandes comme des claques d'amitié…"

jeudi 7 août 2008

"La grenouille qui ne savait pas qu'elle était cuite" de Olivier Clerc

Lecture achevée le 10 août 2008

Imaginez une marmite remplie d'eau froide, dans laquelle nage tranquillement une grenouille. Le feu est allumé sous la marmite. L'eau chauffe doucement. Elle est bientôt tiède. La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue de nager. La température continue à grimper. L'eau est chaude. C'est un peu plus que n'apprécie la grenouille, mais elle ne s'affole pas pour autant, surtout que la chaleur tend à la fatiguer et à l'engourdir. L'eau est vraiment chaude maintenant. La grenouille trouve cela désagréable, mais elle est affaiblie, alors elle supporte et s'efforce de s'adapter au mieux.
La température de l'eau va ainsi continuer de monter progressivement, sans changement brusque, jusqu'au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir, sans jamais s'être extraite de la marmite.
C'est à travers cette histoire, ainsi que celle du bambou qui pousse à l'abri des regards, de la chenille qui peine à déchirer son cocon, de la vipère qui se réchauffe, et d'autres encore, que Olivier Clerc tire plusieurs leçons de vie fondamentales et les partage avec nous.

Mon opinion sur ce livre est la suivante. L'idée de s'exprimer à travers ces allégories est originale et les histoires sont pertinentes. Toutefois, bien que contemporains, les thèmes abordés sont assez classiques et ne sont pas ceux qui m'intéressent le plus. En outre, chaque histoire est suivie d'une analyse bien trop longue et laborieuse à mon goût. J'aurais apprécié plus de simplicité en fait.
Ce que je retiens de ce voyage est que l'Homme s'est différencié du monde animal en prenant conscience de lui-même, mais que ce n'est pas une fin en soi. L'Homme ne sera vraiment libre que lorsqu'il aura également pris conscience des autres et de son environnement, au lieu de rester centré sur lui.
Nous sommes dans la marmite, peut-être déjà à moitié cuits. Allons-nous donner enfin ce coup de patte salutaire pour nous en sortir?

dimanche 3 août 2008

"Nos amis les humains" de Bernard Werber

Lecture achevée le 19 juillet 2008

Raoul et Samantha sont deux humains kidnappés par des extraterrestres.
Afin de les étudier, ils les installent dans une cage à humains. Ils espèrent assister à une reproduction en captivité.
Le problème est que Raoul est un scientifique misanthrope et Samantha une dompteuse de tigres romantique. Se retrouvant tous deux dans cette étroite cage sans s'être jamais rencontrés auparavant et sans la moindre idée de ce qu'ils font là ni de où ils sont réellement, ils passent à travers une série de discussions, débats, disputes et réconciliations avant de finalement se rapprocher.
Ce livre est assez léger, mais est difficile à refermer également. "On veut connaître la suite", car pendant les neuf dixièmes du livre on ne sait pas plus qu'eux ce que ces deux cobayes font là ni ce qui leur arrive réellement. C'est seulement dans les dernières pages que tout s'éclaire et que ce livre psychologique se transforme soudainement en science-fiction!
Que feriez-vous si vous vous retrouviez seul avec un(e) inconnu(e) pour le restant de vos jours dans une cage en plastique?

"Le livre du voyage" de Bernard Werber

Lecture achevée le 30 juillet 2008

Voici un livre particulier que j'ai beaucoup apprécié.
Il est particulier car il s'adresse à nous. Je veux dire qu'il parle directement au lecteur, en le tutoyant (non sans lui avoir demandé préalablement la permission!) et en se présentant comme un petit objet inerte de carton et de feuilles assemblées qui lui propose de le faire décoller pour le plus grand, le plus simple et le plus extraordinaire voyage.
J'ai accepté cette invitation en me prêtant le plus possible au jeu (ce qui n'a pas été facile car le livre stipule par exemple quelques détails au niveau de la position de lecture recommandée qui sont assez difficiles à appliquer dans l'avion vers Grenade où j'étais ce jour là!).
J'ai donc décollé, et j'ai volé dans le ciel pendant deux bonnes heures, m'arrêtant ça et là pour vivre quelques aventures romanesques avec mes craintes, mes doutes, mes regrets mais aussi avec mes véritables amis, ma famille, ma partenaire et très bientôt épouse.
Je recommande chaudement ce livre à ceux qui ont encore un peu d'âme d'enfant (car il faut pouvoir jouer le jeu et faire preuve de beaucoup d'imagination) et qui ont envie de parcourir le monde, de construire la maison de leur rêves, de nager avec les dauphins de leurs pensées et de combattre leurs dragons.
Seule la fin est un peu trop "stratosphérique" à mon goût, mais dans l'ensemble ce livre vaut vraiment le détour.

"Petit prince du désert" de Patrick Poivre d'Arvor

Lecture achevée le 9 juillet 2008

Voici un livre que j'ai acheté au détour d'un chemin pour 2 raisons essentiellement. La première est qu'il fait penser au petit prince de Saint-Exupéry qui est une référence éternelle et absolue pour moi. La deuxième est que je voulais me faire mon opinion sur cet auteur et (ex-)présentateur ultra connu de Journal Télévisé.
Présenté sur sa couverture comme "un beau roman initiatique où Patrick Poivre d'Arvor retrouve la magie et la poésie des enfances enchantées", ce livre n'a malheureusement rien initié chez moi.
En voici un excellent indicateur: Constamment à la recherche de réflexions spirituelles, psychologiques ou philosophiques dans mes livres, je suis toujours armé d'un crayon avec lequel je les souligne maladroitement (en effet je ne souligne pas toujours très droit car je suis fréquemment en déplacement lorsque je lis… avez-vous déjà essayé de tracer une ligne droite sur une feuille de papier instable au moment de l'atterrissage brutal d'un Airbus?) dès que je trouve qu'elles en valent la peine et que je pourrais vouloir les relire plus tard. Et bien je n'ai pas usé une seule fois la mine de mon crayon dans ce livre.
Sans-doute était-ce une méprise de ma part, mais je trouve qu'il s'agit plus d'un roman à l'intrigue molle et sans surprise que de la réflexion spirituelle à laquelle je m'attendais.
Désolé pour la confusion, c'est sans doute moi qui me suit trompé de livre. Au suivant.

"L'homme qui voulait être heureux" de Laurent Gounelle

Lecture achevée le 30 juin 2008

Julian est en vacances à Bali et, peu de temps avant son retour, va consulter un vieux guérisseur. Il n'y a pas de raison particulière, Julian a juste envie de le rencontrer tant sa réputation est grande dans le pays. Le guérisseur prend rapidement le temps de l'ausculter et son diagnostic est formel: Julian est en bonne santé, mais il n'est pas… heureux.
C'est alors que commence une longue discussion entre les deux hommes sur le sens de la vie. L'éclairage particulier que ce vieil homme apporte à Julian va l'entraîner dans l'aventure la plus extraordinaire qui soit: la découverte de lui-même.
Même si j'ai eu un peu de mal à rentrer dans ce livre (les 20 premières pages sont captivantes mais j'ai ressenti ensuite un brusque ralentissement), j'y ai toutefois trouvé quelques passages vraiment intéressants sur l'importance de nos croyances qui déterminent notre réalité, sur le danger des relations avec ceux qui n'aimeraient pas nous voir réaliser nos rêves car cela leur rappellerait leur absence de courage pour réaliser les leurs, ou par exemple sur notre recherche constante de plus de confort matériel qui est une course sans fin.
Il y a cependant un passage en particulier que j'aimerais partager avec vous. Il s'agit d'une simple question en fait, mais qui m'a touchée. Je vous la livre: Imaginez que vous alliez mourir ce soir, et que vous le savez depuis une semaine. De tout ce que vous avez fait durant la semaine, qu'est-ce que vous auriez conservé, sachant que vous alliez mourir?
Julian répond qu'il aurait conservé 30% et renoncé à 70% de ses actions. Ce rapport est effroyable selon le vieil homme! Profites-tu de ta chance de vivre Julian?
Et vous, sachant votre mort prochaine, quel proportion d'actions conserveriez-vous?

"Manuel du guerrier de la lumière" de Paulo Coelho

Lecture achevée le 4 avril 2008

Le guerrier de la lumière est celui qui est capable de comprendre le miracle de la vie, et de lutter jusqu'au bout pour ce en quoi il croit.
Ce livre décrit les grands principes du guerrier de la lumière et ses traits de caractères.
Pour être honnête il n'y en a pas beaucoup qui m'ont vraiment touchés. Mais il y en a quand même quelques-uns. J'aimerais partager le plus beau (selon moi) avec vous.
"Le guerrier de la lumière se comporte parfois comme l'eau, et il se glisse entre les nombreux obstacles qui parsèment sa route. A certains moments, résister signifie être détruit. Alors, il s'adapte aux circonstances. Il accepte, sans se plaindre, que les pierres du chemin tracent sa voie à travers les montagnes. En cela réside la force de l'eau: jamais un marteau ne peut la briser, ni un couteau la blesser. L'épée la plus puissante du monde est incapable de laisser une entaille à sa surface. L'eau d'une rivière s'adapte au terrain, sans jamais oublier son objectif: la mer. Ténue à sa source, elle acquiert peu à peu la force des fleuves qu'elle rencontre. Et, au bout d'un moment, son pouvoir est total."


"La plus belle histoire du monde" de H. Reeves, J. de Rosnay, Y. Coppens et D. Simonnet

Lecture achevée le 14 mars 2008

"La plus belle histoire du monde" est un ouvrage beaucoup plus scientifique que ceux que je lis habituellement. Toutefois je prends plaisir à lire un bouquin un peu plus Cartésien de temps en temps (c'est mon côté ingénieur).
Jusqu'à présent, seules la religion et la philosophie répondaient aux grandes questions telles que "D'où venons-nous?", "Que sommes-nous?", "Pourquoi sommes-nous là, et comment cette longue aventure va-t-elle se poursuivre?". Aujourd'hui, la science s'est également faite une opinion, que les auteurs se sont proposés de vulgariser un maximum dans ce bouquin.
Je conseille ce livre à ceux qui veulent un peu mieux comprendre ce qui nous entoure, tout en précisant toutefois qu'une petite fibre scientifique est nécessaire pour accrocher vraiment au récit.

"Le principe de Peter" de L. J. Peter et R. Hull

Lecture achevée le 8 février 2008

Le principe de Peter explique tout simplement pourquoi tout va toujours mal dans l'administration publique comme privée.
D'après l'auteur, le principe du professeur Peter est la découverte sociale et psychologique la plus pénétrante et le plus importante du siècle. Il s'exprime comme suit: "dans une hiérarchie, tout employé a tendance à s'élever à son niveau d'incompétence". Le corollaire de ce principe précise ceci: "avec le temps, tout poste sera occupé par un employé incapable d'en assumer la responsabilité".
Ce principe est décrit au début du livre comme une thèse, et tout le reste du livre en est la démonstration.
Pour ma part j'ai vraiment pris du plaisir à lire ce livre. Non seulement parce qu'il est bien conçu et même illustré, mais également parce que j'y ai trouvé assez peu d'éléments que j'aurais envie de réfuter... dès lors s'il s'avère que je suis d'accord avec les différents éléments d'une démonstration, pouvons-nous en déduire que je suis d'accord avec sa thèse également?

"Le moine qui vendit sa Ferrari" de Robin S. Sharma

Lecture achevée le 21 novembre 2007

Julian Mantle est un grand ténor du barreau dont la vie déséquilibrée le mène inexorablement à une crise cardiaque en plein tribunal.
Ayant frôlé la mort, il remet tout en question et entreprend de se poser les grandes questions de la vie. A la recherche de réponses, il se lance dans un voyage vers l'Himalaya et rencontre le peuple détenteur des "sept vertus éternelles".
Plusieurs années plus tard, il sonne à la porte d'un ancien ami avocat, et lui propose de partager avec lui les connaissances acquises durant son périple spirituel.

Je suis content d'avoir lu ce livre, mais je n'en garde pas un souvenir indélébile. Les principes abordés pour trouver la sérénité et le bonheur sont beaux et purs, mais je me vois mal les mettre en application dans ma vie courante. C'est malheureusement un peu loin de mon quotidien donc j'éprouve quelques difficultés à m'identifier.
Même si une part de moi recherche cet équilibre parfait bien sûr, je pense qu'il me faudrait en arriver à une crise du niveau de celle de Julian pour changer à ce point mes habitudes. D'ici là ce livre restera une lecture agréable et instructive, mais pas véritablement marquante.
Faut-il toujours que l'Homme touche le fond pour pouvoir rebondir?

"Oui ou non" de Spencer Johnson

Lecture achevée le 19 juillet 2007

Ce livre enseigne l'art de prendre les bonnes décisions.
Comme le dit l'auteur dans son introduction, notre vie toute entière est conditionnée par les décisions que nous prenons. Qu'elles soient judicieuses ou malheureuses, nous en récoltons les conséquences.
Spencer Johnson conte ici l'histoire d'un jeune homme qui entreprend un voyage au bout de lui-même. Au fil de ce périple, des hommes et des femmes avisés l'éclairent sur les choix, conscients ou inconscients, qui façonnent son existence.
Contrairement au livre lu précédemment du même auteur Qui a piqué mon fromage?, cet ouvrage ne m'a pas fait le plus grand effet. Je dirais que je n'ai pas appris tellement en le lisant, même si certaines idées sont bien sûr intéressantes. Peut-être cela veut-il simplement dire que ma façon de prendre des décisions est déjà un peu avisée?

"Le Manager Minute" de Ken Blanchard et Spencer Johnson

Lecture achevée le 13 juillet 2007

Ce livre est un best seller dans la catégorie "management". Tout bon manager doit l'avoir lu m'a-t-on dit. M'efforçant d'être un bon manager depuis 2 années à peu près, je l'ai donc lu.
Dans cette allégorie les auteurs expliquent à travers des exemples concrets et pratiques qu'il s'agit non seulement d'accroître la productivité et les profits de son entité, mais également de contribuer à l'épanouissement des membres de son équipe.
Je suis content d'avoir lu ce livre, mais je dois avouer que un an après je n'en retiens pas grand-chose. Je me souviens que j'étais assez d'accord avec les principes évoqués dans ce livre et pour la plupart j'asseyais déjà de les appliquer un maximum avec mes équipes. C'est néanmoins un livre bien conçu même si l'aspect "minute" me semble vraiment théorique et assez difficile à mettre en pratique.

"Qui a piqué mon fromage?" de Spencer Johnson

Lecture achevée le 6 juillet 2007

Voici un petit livre étonnant.
Au départ d'une intrigue enfantine centrée sur 4 petits personnages imaginaires (les souris Flair et Flèche, et les "minigus" Polochon et Baluchon) à la recherche d'un morceau de fromage disparu, l'auteur illustre 4 manières de s'adapter (ou pas) au changement (que ce soit au travail, en famille ou en amour).
Ce bouquin se lit sans effort en 2 petites heures, et a déclenché chez moi l'envie de lancer le débat avec mes amis à l'heure du dîner afin de savoir… dans quelle catégorie se trouve chacun de nous par rapport à notre mode d'adaptation au changement. Ce fut une soirée riche en confidences, en émotions et en fous rires!
Cet ouvrage est très intéressant est je le conseille à tous car comme le dit l'auteur "tout vient à point à qui sait… changer".

"Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus" de John Gray

Lecture achevée le 28 juin 2007

Comme les livres précédents que j'ai évoqués, voici un livre qui propose également de réfléchir et de se remettre en question… par rapport à son/sa partenaire!
Il s'agit bien sûr d'un ouvrage nettement plus léger, mais il n'en est pas moins pertinent. En tant qu'homme vivant avec une femme, j'ai été plus d'une fois "scié" de constater que mon cas n'est absolument pas isolé!
Dans l'ensemble j'aime bien la façon originale dont l'auteur illustre ses propos en faisant le parallèle avec les Martiens et les Vénusiennes. C'est simple, ludique et efficace.
Même s'il est un peu trop "commercial" à mon goût, je considère ce livre comme une référence en la matière et j'ai passé un très bon moment en le lisant.

"Va au bout de tes rêves" de Antoine Filissiadis

Lecture achevée le 7 mai 2007

Voici un livre qui remet les choses en perspective. Nous avons trop tendance à oublier que la vie est courte et qu'il faut profiter de chaque instant. Ce livre nous le rappelle et nous pousse à réaliser nos rêves.
Je citerai ici mon père qui me l'a fait découvrir. "C'est un concentré de force à l'état pur. Il contient des messages merveilleux et dangereux à la fois, comme tout ce qui est merveilleux."

"L'enzyme du bonheur" de Denis Tillier (non publié)

Lecture achevée le 18 avril 2007

Ce livre est un "éssai sur l’Etre et le Mouvement".
Il est écrit par mon père et décrit l’aventure spirituelle fabuleuse que vit un certain Jean sur son lieu de vacances en Espagne durant l’été 2006. L’histoire est racontée à travers un dialogue entre la maison qui l’accueille en Espagne (à Pratdip) et celle où il vit le reste de l’année en Belgique (à Gerpinnes). Ces deux maisons s’échangent des lettres à la manière de Rainer Maria Rilke dans "Lettres à un jeune poète", ouvrage qui a servi d'inspiration à ce livre.

samedi 2 août 2008

"Le petit prince" de Antoine de Saint-Exupéry

Lecture achevée le 12 février 2007

C'est un grand classique bien sûr.
Quel fabuleux petit bouquin rempli de leçons de morale et de vie pour petits et grands.
C'est délibérément que je choisis d'ouvrir mon blog avec ce livre symbolique, que j'ai décidé de relire en février 2007. D’une certaine manière il s’agit d’un tournant pour moi car j’étais jusque là plus souvent attiré par les récits de science-fiction (je dois avoir une bonne cinquantaine de livres d’Isaac Asimov sur mon étagère). Aujourd’hui je me tourne vers des livres plus psychologiques/spirituels et de développement personnel. Comme si j’étais à la recherche de quelque chose.
Sur ce je vous laisse... avec cet enfant aux cheveux d'or, son mouton et sa rose.