mercredi 5 avril 2017

"Nous, les dieux" de Bernard Werber

Lecture achevée le 5 avril 2017

Ce fut laborieux. J'ai lu quelques Werber dans le passé et sans me passionner ils me satisfaisaient quand-même, mais celui-ci ne m'a pas séduit. Pourtant je pense qu'il est dans la droite lignée des autres. J'en déduis que c'est moi qui ne suis plus dans ce "trip" là. Il faut dire que c'était il y a presque 10 ans. Comme le temps passe!

Tout a changé pour moi depuis. En 1 mot, mon travail est génial (vraiment je l'adore) mais combiné à ma vie de papa aussi parfait que possible il rend ma vie beaucoup plus stressante. J'ai besoin de m'évader. Alors j'ai décidé de revenir encore bien plus de 10 ans en arrière, presque 20 ans en fait, avant que je démarre ce petit blog en 2008, et de me replonger dans la lecture d'Isaac Asimov qui berçait mes temps libres quand j'étais étudiant à Louvain-la-Neuve. J'en ai toute une pile à côté de moi, vestige de ces temps "reculés". Je me réjouis d'y remettre mon nez, même si il va falloir que je les achète en format Kindle (détail sans importance) car je me suis trop habitué à ce confort entre temps. Sur ce, welcome (back) to the robots.

mardi 28 février 2017

"Comprendre l'Islam (ou plutôt: pourquoi on y comprend rien)" de Adrien Candiard

Lecture achevée le 6 novembre 2016

En ces temps perturbés par les attentats terroristes perpétrés au nom de l'Islam (radical), l'amalgame est vite fait. Ce livre permet de mieux comprendre. Très instructif.

"L’Évangile selon Pilate" de Eric-Emmanuel Schmitt

Lecture achevée le 26 septembre 2016

Super bouquin, j'ai pris un grand plaisir à découvrir le duo Jésus - Pilate sous un angle différent.

mercredi 24 août 2016

"La part de l'autre" de Eric-Emmanuel Schmitt

Lecture achevée le 24 juillet 2016

Le 21 juin 1970 à quinze heures vingt-neuf, le permier homme qui marcha sur la lune était allemand. L'astronaute Kurt Makart avait sauté de la fusée Siegfried et gambadait entre les cratères. Toutes les télévisions du monde retransmettaient ces images historiques. Elles témoignaient des progrès technologiques qu'aient faits l'humanité au vingtième siècle et aussi de la puissance allemande, la nation la plus riche du monde. Le 21 juin 1970, Adolf H. s'éteignait à Santa Monica, Los Angeles, au domicile de sa fille parmi les siens.

Mais malheureusement ça ne s'est pas passé comme ça. Notre histoire est autre.

- Cet Hitler, il était fou, n'est-ce pas? demanda l'enfant.
- Non. Pas plus que toi ou moi…
- Et les Allemands, derrière, ils n'étaient pas fous non plus?
- Des hommes comme toi et moi.
(...)
Depuis ce jour, l'enfant a peur de lui-même, il sait qu'il cohabite avec un bête violente et sanguinaire, il souhaite la tenir toute sa vie dans sa cage. L'enfant, c'était l'auteur de ce livre.

J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce bouquin, qui est en outre un retour à la lecture après bien des années pour moi. Bravo pour l'alternative proposée, pour la leçon d'histoire romancée, pour la leçon tout court et pour l'audace de l'auteur.

lundi 9 septembre 2013

"La mort de Voltaire" de Arsène Houssaye

Lecture achevée le 29 avril 2013

"Ce fut surtout à l’heure de sa mort que la royauté de Voltaire a été universellement reconnue. Quand il mit un pied dans la tombe, il mit un pied dans l’immortalité.
Homme étrange jusqu’à la fin! Depuis un demi-siècle, il disait à toute l’Europe qu’il n’avait qu’un moment à vivre, lui qui était né mourant. Son tombeau, fait d’une simple pierre, s’ouvrait contre l’église qu’il avait bâtie. Il avait beaucoup gambadé, selon son expression, autour de son tombeau, sans que l’heure sonnât de s’y coucher. Ses amis étaient venus et revenus lui dire adieu ; il attendait la mort de pied ferme..."

Une manière de refermer un chapitre pour moi? Probablement, en effet. Je viens de partir vers d'autres horizons, qui m'emmèneront très certainement vers d'autres lectures, sans intérêt pour ce blog. J'ai commencé à écrire sur ce petit coin de web en 2008, une autre année charnière de ma vie. Isaac Asimov et ses compères peuplaient mes étagères avant cela. Ensuite ont commencées 5 années de lectures plus profondes, pourrait-on dire, que l'on peut suivre sur ces pages. Très enrichissantes en tous cas. Merci à Bauchau tout particulièrement, mais également au grand Voltaire bien sûr à qui je rends une dernière fois hommage dans ce billet. Je salue finalement Cervantes, qui a changé ma vie il y a déjà bien longtemps. Une nouvelle période commence maintenant, accompagnée de livres très différents (enfin des livres virtuels, car je suis passé au Kindle depuis), dont il ne vaudra pas la peine de parler ici. Je vous laisse donc pour un temps. Au revoir.

vendredi 29 mars 2013

"La princesse de Babylone" de Voltaire


Lecture achevée le 8 mars 2013

Formosante, la princesse de Babylone et la femme la plus belle que le monde ait connu, est en quête d’un époux. Un par un, tous les plus grands lui font la cour : le pharaon d’Egypte, le roi des Indes, etc. C’est finalement d’un illustre inconnu dont elle tombe amoureuse.  Il se nomme Amazan et vient du pays de Gangarides où tous les hommes sont égaux dans la paix et l’harmonie. Le coup de foudre est réciproque, mais malheureusement la mort de son père oblige Amazan à quitter Babylone sur le champ. Formosante se lance alors dans un long périple à la recherche de son amour. Tous deux traversent de nombreuses contrées et se manquent à chaque fois de peu, avant de finalement se retrouver en Espagne.

Ce conte philosophique de Voltaire est en fait une critique violente de la société dans laquelle il vit, et des pratiques des différents pays que traversent les deux amants.  Il pointe avec un certain humour les défaillances des régimes politiques et des religions de l’époque, et rit de la condition humaine et de l’homme infidèle.
Ce livre m’a plu dans l’ensemble, même si je ne peux pas dire que j’ai été captivé. Mais il s’agit surtout d’un magnifique objet tant il est soigné et superbement illustré par Kees Van Dongen. Superbe ouvrage.

vendredi 15 mars 2013

"La chanson de Roland"


Lecture achevée le 19 février 2013

La Chanson de Roland est un poème épique de la fin du XIème siècle, qui raconte la trahison du baron Ganelon envers son roi Charlemagne et la terrible bataille qui s’en suit à Roncevaux (nord de l’Espagne) entre les Sarrasins de Marsile et l’arrière garde de l’armée Française menée par le valeureux Roland qui y laissera la vie. Cette bataille est suivie par la redoutable revanche de Charlemagne, fou de rage d’avoir perdu son noble ami Roland, qui pourchasse et finalement écrase l’armée Musulmane à Aix-la-Chapelle.

Roland a encore la force d'essayer de briser son épée Durandal contre un bloc de marbre pour éviter qu'elle ne tombe entre les mains de l'ennemi, sans succès : la lame luit et flamboie sans s'ébrécher. Il s'allonge face à l'Espagne pour mourir et c'est alors que saint Michel, Chérubin et saint Gabriel emportent son âme vers le paradis.

Ce récit dont l’auteur reste inconnu (il pourrait s’agir de Turold), sans doute la plus célèbre chanson de geste, est un autre exemple de ce genre de long poème relatant des épopées légendaires héroïques et mettant en scène les exploits guerriers des rois ou des chevaliers que j’aime tant. Chaque petit moment de lecture est un moment d’évasion. Celui-ci m’a un peu moins plût que ceux de la légende arthurienne car il est totalement centré sur la guerre. Il y manque une petite touche féminine, une touche d’amour courtois.

Après avoir passé presque un an et demi immergé dans le monde de la chevalerie, principalement aux côtés du roi Arthur (que j’ai décidé de découvrir après la naissance de mon premier fils –Arthur– il y a 3 ans, afin de pouvoir lui raconter les histoires fantastiques d’un roi légendaire qui porta le même prénom que lui il y a bien longtemps), je pense que ce volume met un terme (du moins temporaire) à ce voyage. Je vais retourner quelques temps auprès de Voltaire pour faire honneur à un magnifique livre que j’ai reçu à Noël, et puis je m’en irai encore ailleurs.